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Griezmann raconte le vrai visage de Messi avec lui

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C’est une rumeur qui a collé à ses crampons pendant plusieurs années. Lors de son passage en demi-teinte au FC Barcelone (2019-2021), Antoine Griezmann a souvent été dépeint comme le mal-aimé du vestiaire, snobé par un Lionel Messi rancunier après le refus du Français de venir l’année précédente. La presse espagnole, friande de drames, a abondamment nourri ce feuilleton d’une guerre froide entre les deux stars, analysant chaque non-passe comme une preuve de désaveu. Aujourd’hui, avec le recul et la sérénité retrouvée à l’Atlético, « Grizou » a décidé de remettre les pendules à l’heure avec une déclaration qui tord le cou aux idées reçues.

Griezmann et Messi : la fin du mythe de la guerre froide

Dans une récente sortie médiatique, le champion du monde 2018 a levé le voile sur la réalité de leur relation. « Quand je jouais à Barcelone, la presse écrivait que Messi était mécontent de moi. Il me disait : « Ne fais pas attention, c’est juste la presse » », a confié Griezmann. Loin de l’image du tyran boudeur, l’Argentin se serait comporté en leader protecteur. « Il répondait sur le terrain. Il me laissait tirer les penaltys et célébrait mes buts comme s’il les avait marqués lui-même », ajoute le Français. Une version qui tranche radicalement avec le récit d’une incompatibilité humaine vendue à l’époque.

Si le passage de Griezmann en Catalogne reste un rendez-vous manqué (35 buts en 102 matchs), l’explication est donc à chercher ailleurs que dans une supposée inimitié. Le problème était avant tout structurel. Arrivé pour 120 millions d’euros dans un club en pleine déliquescence institutionnelle, le Français a payé le prix fort d’un casting tactique douteux. Avec Messi occupant déjà l’axe et les zones préférentielles de Griezmann, ce dernier a été exilé sur un côté, sacrifié pour l’équilibre d’un collectif bancal. Ils se marchaient sur les pieds, non pas par ego, mais par redondance de profils.

Antoine Griezmann et Lionel Messi, lors de leur passage commun au Barça. Loin des rumeurs de conflit, le Français lève le voile : « Il me disait : ‘Ne fais pas attention, c’est juste la presse’. »

La malédiction de la « table »

Ce qui a sans doute amplifié la perception de cet échec, c’est aussi le poids des mots. En déclarant vouloir s’asseoir à « la table de Messi et Ronaldo » en 2018, Griezmann avait placé la barre à une hauteur vertigineuse. Chaque match moyen au Barça devenait alors le procès de cette ambition. En rejoignant Messi, il espérait partager le festin ; il a finalement dû se contenter des miettes tactiques laissées par le génie argentin.

Avec cette mise au point, Griezmann ne cherche pas à réécrire l’histoire sportive de son passage au Barça, mais à nettoyer sa mémoire relationnelle. Non, Messi ne l’a pas boycotté. Non, il n’était pas un paria. Il était juste un excellent joueur arrivé au mauvais moment, dans le mauvais club, au mauvais poste. En rétablissant cette vérité, il ferme définitivement le livre de cette parenthèse barcelonaise pour se concentrer sur ce qu’il fait de mieux : être heureux et décisif, là où on l’aime vraiment.

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