Bruges – OM : Le message inquiétant des hooligans belges
L’atmosphère s’alourdit dangereusement à l’approche du rendez-vous européen. Alors que l’Olympique de Marseille s’apprête à défier le Club Bruges en Ligue des Champions, une menace sourde émerge des tréfonds du web radical. Depuis mercredi, un message relayé par la plateforme influente Hooligans.cz circule, attribué à la frange la plus dure des supporters brugeois. Le ton est sans équivoque et martial : accusant les Marseillais de « refuser tout contact », les radicaux belges concluent leur missive par un glaçant « we are ready » (nous sommes prêts). Ce n’est pas une invitation au fair-play, mais bien une promesse d’hostilité pour quiconque portera les couleurs olympiennes en terre flamande.
Une réputation de violence qui inquiète
Pour les non-initiés, ce verbiage peut sembler obscur, mais le décodage est limpide pour les spécialistes des tribunes. Dans la grammaire hooligan, reprocher l’absence de « communication » signifie que les groupes marseillais auraient décliné des propositions d’affrontements organisés, souvent en marge du dispositif policier. En invoquant le « respect » bafoué, les ultras brugeois tentent de justifier par avance d’éventuels débordements, transformant le silence de l’OM en un prétendu déshonneur. C’est une rhétorique classique pour légitimer une traque en ville.
Ce ne sont pas des paroles en l’air. Le passif récent des hooligans du Club Bruges incite à la plus grande vigilance. Auteurs d’émeutes graves à Bruxelles lors de la finale de la Coupe de Belgique en 2025, ils traînent une réputation sulfureuse. De plus, ce narratif du « rendez-vous manqué » n’est pas nouveau : il avait déjà émergé lors du déplacement de l’OM contre l’Union Saint-Gilloise. Aujourd’hui, cette frustration accumulée semble atteindre un point de rupture, faisant craindre des guet-apens isolés contre les supporters olympiens qui feraient le déplacement en indépendants.
L’état d’alerte maximale
Face à ces bruits de couloir numériques, les autorités belges sont sur les dents. Si aucune source officielle ne confirme un plan d’attaque coordonné, le dispositif policier autour du Jan Breydelstadion sera massif pour empêcher tout contact. Le contraste est total entre la « guerre d’honneur » fantasmée par les radicaux et la réalité sécuritaire qui attend le parcage visiteurs. Pourtant, le risque zéro n’existe pas, surtout si des éléments indépendants décident de « chasser » du Marseillais en centre-ville, loin des escortes officielles.
Pour les milliers de supporters marseillais attendus en Belgique, la consigne est claire : la prudence est de mise. Ce match, qui devrait être une fête du football européen, est malheureusement pollué par cette minorité violente qui cherche à transformer Bruges en champ de bataille. Espérons que l’enfer promis restera cantonné aux décibels dans les tribunes et non aux poings dans la rue.

