AS Monaco : Un coach d’expérience pour remplacer Pocognoli ?
La claque reçue au Santiago Bernabéu (1-6) a agi comme un révélateur brutal sur le Rocher. Arrivé le 11 octobre dernier pour succéder à Adi Hütter avec un contrat jusqu’en 2027, Sébastien Pocognoli semble déjà avoir grillé tous ses jokers. Avec un bilan alarmant de 8 défaites en 18 matchs et une indigne 9e place en Ligue 1, le technicien belge a plongé l’ASM dans une « chute libre » que la direction ne peut plus tolérer. La réunion de crise organisée à Madrid a donné le ton : le discours en interne est désormais « intraitable ». Le changement n’est plus une hypothèse, c’est une imminence, et le portrait-robot du sauveur est déjà dressé.
Fini les paris, place à l’expérience
Selon les échos insistants du Rocher et les analyses du chroniqueur Daniel Riolo, la direction monégasque ne cherche pas un novice. Le profil ciblé est clair : un entraîneur « expérimenté Ligue 1 / Coupe d’Europe ». L’idée est de trouver un technicien immédiatement opérationnel, capable de redresser la barre sans période d’adaptation, un pompier de luxe au CV déjà étoffé. Si aucun nom n’a été officialisé, la rumeur d’un « successeur déjà trouvé » enfle, suggérant que l’état-major du club a déjà activé sa short-list pour éviter une vacance du pouvoir préjudiciable.
Ce qui précipite la chute de Pocognoli, au-delà des résultats, c’est sa communication jugée déconnectée. Déclarer après une défaite 6-1 qu’il n’a « pas de regrets » et qu’il ne changerait rien à son plan de jeu « optimiste » a été perçu comme une provocation ou un aveu de fatalisme par les supporters. Ce décalage entre la gravité de la situation et la sérénité affichée par le coach a fini de convaincre les observateurs qu’il n’avait plus les leviers pour réagir.
Sébastien Pocognoli, le temps est compté. Après la déroute au Bernabéu (1-6), le technicien belge, dont la communication déconnectée exaspère, est sur le point d’être remercié par une direction monégasque intransigeante.
Le spectre de la saison 2018-2019
Monaco veut à tout prix éviter de revivre le traumatisme de la saison 2018-2019. À l’époque, la valse des entraîneurs (Jardim, Henry, Passi, puis le retour de Jardim) avait conduit le club au bord du précipice. En s’apprêtant à nommer un troisième homme fort sur le banc en une seule saison, l’ASM joue gros. Mais face à l’urgence comptable et à la fracture avec Pocognoli, le risque de l’immobilisme paraît désormais plus grand que celui du changement.
L’heure n’est plus à la réflexion abstraite, mais à l’action commando. Le successeur, quel qu’il soit, aura une mission simple mais périlleuse : sauver les meubles en championnat et redonner une dignité européenne à un club qui ne peut se contenter du ventre mou de la Ligue 1.

