Le PSG battu, Luis Enrique pète un câble
Le Paris Saint-Germain a quitté Lisbonne avec une défaite aussi cruelle que déroutante. Dominants dans tous les compartiments du jeu, les Parisiens se sont pourtant inclinés (2-1) face au Sporting. Un scénario qui a laissé des traces, jusque dans le discours de Luis Enrique, rarement aussi à vif depuis son arrivée à Paris. Dans les entrailles de l’Alvalade, l’entraîneur espagnol n’a pas masqué sa frustration, tout en restant fidèle à son principe fondamental : défendre ses joueurs coûte que coûte.
Luis Enrique, uun discours qui se répète
Au micro de Canal+, Luis Enrique a d’abord posé un constat froid, presque mathématique. « On perd parce qu’ils ont marqué deux buts. Notre équipe seulement un », a-t-il glissé, avant d’élargir son analyse. « C’est le meilleur match qu’on a fait à l’extérieur. Je suis très fier de mes joueurs. » Une fierté assumée, nourrie par la domination parisienne et par ce sentiment persistant d’avoir vu « une seule équipe dans tout le match », selon ses mots.
Mais plus l’entretien avançait, plus l’agacement affleurait. Luis Enrique n’a pas nié la qualité adverse, concédant que le Sporting « a été très bon », tout en martelant l’injustice du résultat. Puis est venue cette phrase, inhabituelle, presque lâchée malgré lui : « C’est injuste… c’est difficile de parler football en ce moment. Merde de football. » Une sortie qui tranche avec son calme habituel et traduit une fatigue mentale face à ces défaites où la maîtrise ne suffit plus.
Le PSG reste maitre de son destin
Sportivement, le PSG reste maître de son destin en Ligue des champions, toujours bien placé avant la dernière rencontre face à Newcastle United. Mais cette réaction dit autre chose. Elle révèle un entraîneur qui accepte la frustration comme étape, mais supporte de moins en moins que la logique du jeu se retourne contre lui. À force de dominer sans tuer, même les plus patients finissent par lâcher un mot de trop.

