Vestiaire du Maroc : ce qui s’est vraiment passé avec Brahim Diaz après la finale
La finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal ne s’est pas achevée au coup de sifflet. Elle a laissé derrière elle un vestiaire hébété, vidé, incapable de comprendre ce qui venait de se produire. Après plus de quinze minutes d’interruption, un penalty accordé, un retour forcé sur la pelouse et une panenka manquée à la 90e+24, les Lions de l’Atlas sont rentrés aux vestiaires dans un silence irréel, encore sonnés par l’enchaînement des événements.
La sidération après un moment irréel
Au cœur de ce choc, Brahim Diaz. À peine la balle captée par Edouard Mendy, le stade a basculé, et le vestiaire marocain avec lui. Selon des témoins, les joueurs sont d’abord restés figés, certains assis au sol, d’autres les mains sur la tête. Diaz, lui, s’est isolé quelques minutes, visage enfoui dans une serviette. Personne ne parlait de football. Il n’était question que de l’incompréhension totale autour d’une finale devenue incontrôlable.
Très vite, Walid Regragui a pris la parole. Le sélectionneur a voulu couper court à toute dérive émotionnelle. Le choix de laisser Diaz tirer ce penalty, a-t-il rappelé, était collectif, validé par le staff et assumé par le groupe. Il a insisté sur le courage du joueur, sur son rôle majeur tout au long du tournoi, et sur le fait qu’aucune responsabilité individuelle ne devait être isolée dans un contexte aussi chaotique.
Diaz, abattu mais jamais lâché
Profondément touché, Brahim Diaz a tenu à s’excuser devant ses coéquipiers. Il a expliqué avoir voulu assumer jusqu’au bout, dans un moment où la pression dépassait largement le cadre sportif. Plusieurs cadres sont alors venus le serrer dans leurs bras. Le trophée individuel qui lui a été remis plus tard n’a, dans un premier temps, pas été accepté. Il faudra l’insistance du groupe pour qu’il accepte de poser, symbole d’un vestiaire uni malgré la désillusion.
Au-delà du résultat, cette finale restera comme l’une des plus troublantes de l’histoire de la CAN. Le chaos arbitral, la sortie des Sénégalais, l’intervention de Sadio Mané, puis ce penalty raté ont marqué durablement les esprits. Côté marocain, la nuit n’a pas été celle des reproches, mais celle d’une sidération collective. Le vestiaire est sorti brisé, mais soudé, convaincu que cette blessure-là ne pourra se refermer qu’avec le temps et de nouvelles conquêtes.

