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Lamouchi pas le bienvenu en Tunisie

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L’élimination précoce en huitièmes de finale de la CAN a laissé des traces. Pour calmer la gronde populaire, la Fédération Tunisienne de Football a agi vite en écartant Sami Trabelsi. Un électrochoc était attendu, un nom capable de remobiliser tout un pays à l’approche de la Coupe du Monde 2026. Mais la solution choisie, tombée à la surprise générale, a eu l’effet inverse. Au lieu d’unir, elle a fracturé. Au lieu de rassurer, elle a déclenché une vague de colère et d’incompréhension.

Lamouchi, un profil jugé opportuniste et dépassé

Le nom au cœur de la polémique est celui de Sabri Lamouchi. Pour une immense majorité de supporters, ce choix est une erreur. Les critiques sont virulentes et se concentrent sur un point principal : son profil, jugé obsolète et déconnecté des réalités du football moderne. « Cet homme est aux oubliettes depuis plus de 10 ans », peut-on lire sur les réseaux sociaux. Son dernier poste au plus haut niveau remonte à 2020 avec Nottingham Forest, et sa seule expérience africaine, avec la Côte d’Ivoire, date de 2014. Une éternité.

Pour ses détracteurs, le calcul est simple : Lamouchi, absent des radars depuis des années, utiliserait la qualification de la Tunisie pour le Mondial comme une plateforme pour relancer sa propre carrière. Un « coup de pub » opportuniste, bien loin du projet de jeu et de la vision à long terme réclamés par les fans. Pendant que des noms comme le duo Willy Sagnol – Adel Chedli circulaient pour incarner le renouveau, la fédération a opté pour ce que beaucoup considèrent comme du « recyclage ».

@redifff_fr1

♬ son original – Radioth

Le souvenir d’un refus qui ne passe pas

Au-delà de l’aspect purement sportif, une vieille cicatrice s’est rouverte. Beaucoup rappellent que dans les années 90, Sabri Lamouchi, alors joueur, avait refusé de porter les couleurs de la sélection tunisienne. Un souvenir douloureux qui nourrit aujourd’hui un sentiment de défiance. Comment un homme qui a tourné le dos au pays par le passé pourrait-il aujourd’hui en défendre les couleurs avec la passion requise ?

La nomination de Lamouchi, censée lancer l’opération Coupe du Monde, démarre donc avec un handicap terrible : une rupture de confiance avec le public. L’ancien international français devra non seulement obtenir des résultats sur le terrain, mais aussi mener une mission bien plus complexe : convaincre tout un peuple qu’il n’est pas l’homme d’un seul été, mais bien celui de l’avenir. Le défi s’annonce immense.

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