Liam Rosenior règle ses comptes avec la France
C’est un Liam Rosenior offensif et sûr de sa force qui s’est présenté face aux médias britanniques avant ses débuts sur le banc de Chelsea contre Charlton ce week-end. Interrogé sur sa légitimité à diriger un tel géant après un passage par le club « frère » de Strasbourg, le technicien anglais n’a pas éludé la question. Au contraire, il a utilisé son aventure en Alsace comme un bouclier contre les critiques. « Quand je suis arrivé à Strasbourg, j’étais une blague pour les médias, » a-t-il lâché sans détour. « Ils disaient que mon équipe finirait dernière. J’étais un inconnu venu d’Angleterre et nous avons fini à trois points des places en Ligue des Champions. »
« J’étais une blague en France » : le coup de griffe de Rosenior
Pour Rosenior, son bilan en France (49,2% de victoires en 63 matchs) est sa meilleure carte de visite. Il a tenu à rendre hommage au football français, balayant les différences culturelles supposées. « La France est un beau pays et c’est un championnat fantastique, » a-t-il souligné, rappelant au passage le sacre du PSG en Ligue des Champions la saison passée. Sa philosophie reste centrée sur l’humain, qu’il soit à la Meinau ou à Stamford Bridge : « Quand vous connectez avec les gens, ils ont tous les mêmes besoins : tout le monde veut sentir qu’il fait partie de quelque chose. »
Désormais à la tête des Blues, Rosenior sait que la tâche est immense. S’il a salué le travail tactique de son prédécesseur Enzo Maresca, il estime que sa mission est de passer « au niveau supérieur » en instaurant « la bonne culture et les bonnes valeurs ». Face à un effectif qu’il juge « de classe mondiale », il refuse de se fixer des barrières. « Le potentiel de ce club est illimité, et je ne limiterai pas l’illimité, » a-t-il formulé avec ambition.
La pression ? « Un privilège »
Conscient de l’instabilité chronique des bancs de Premier League (« le turnover des managers est énorme »), Rosenior aborde ce défi avec philosophie. Pour lui, la pression est inhérente au poste et doit être vue comme une chance. « Je suis bien payé. La pression est un privilège, » a-t-il conclu. Une mentalité de guerrier forgée en partie dans l’adversité française, qu’il compte bien imposer à Londres pour ramener Chelsea au sommet, à commencer par la FA Cup dès samedi.

