Le PSG renverse l’OM après un match fou !
Le Trophée des Champions n’est pas le match du siècle, mais cette édition 2025-26 avait forcément une saveur particulière puisqu’elle opposait le Paris Saint-Germain à l’Olympique de Marseille. Un Classique reste un Classique. Même pour un trophée mineur dans l’ambiance surfaite d’une localisation improbable et contestée, au Koweït, à une heure française où les amoureux de football quittent leur travail…
Battu par le rival au Vélodrome en septembre dernier (0-1), le PSG de Luis Enrique abordait forcément ce deuxième Classique de la saison avec un petit goût de revanche. Une détermination comparable à celle des Marseillais puisque le club phocéen était en quête d’un trophée depuis 12 ans… Mais une fois de plus, c’est Paris qui a eu le dernier mot. Avec un onze proche de leur équipe type, les champions d’Europe ont fait respecter leur standing pour s’adjuger leur premier trophée de l’année.
Il fallait s’attendre à un rapport de force intéressant sur le plan tactique. Il a bien eu lieu. De Zerbi avait affirmé sa volonté de regarder Paris dans les yeux en ne reniant pas ses principes, et l’OM a été à la hauteur dans le contenu, mais ce sont bien les hommes de Luis Enrique qui ont imposé leur pressing intense pour débloquer la situation. L’étincelle est venue d’Ousmane Dembélé, qui a profité d’une erreur de relance et d’un caviar de Vitinha pour ajuster Rulli d’un subtil lob (1-0, 13e).
Paris au bout du suspense !
Une ouverture du score qui n’a pas changé la physionomie du match. Combatifs, les Marseillais n’ont pas abdiqué. Ils ont même davantage de situations que leur rival, mais Chevalier veillait au grain en multipliant les arrêts, comme sur cette tête de Balerdi en début de match (7e). Remuant, Grenwood a encore sonné la révolte. L’international anglais a poussé Lucas Chevalier à la faute, obtenant un penalty qu’il a transformé sans sourciller (1-1, 76e). Et après ce coup de pouce, l’OM a bien cru au coup de grâce lorsqu’Hamed Junior Traoré, auteur d’une bonne entrée, a vu son centre détour tendu détourné dans ses propres filets par Pacho (2-1, 88e).
Il restait alors une poignée de minutes à jouer, mais l’histoire retiendra que ce PSG trouve toujours les ressources pour refaire surface. Comme face à Tottenham ou Flamengo, l’affaire devait se terminer aux tirs au but. Et une fois encore, le supersub Gonçalo Ramos a joué les sauveurs en profitant d’une bonne remise de Barcola sur un énième contre, dans une fin de match ping-pong où les deux équipes se rendaient coup pour coup (2-2, 90e+5). Et à ce petit jeu, Paris est sorti gagnant. Après Safonov, Chevalier a renfilé sa cape de héros pour sortir les tentatives d’O’Riley et Traoré, quand ses coéquipiers – Ramos, Vitinha, Mendes et le placide Doué, n’ont pas tremblé en transformant tous leurs tirs. Comme un air de déjà vu. L’OM attendra encore pour un trophée. Après une année à 6 trophées, Paris entame sa nouvelle moisson de titres.

