Le message limpide de Donnarumma au PSG
Il ne hausse jamais le ton, mais le message est limpide. Depuis son arrivée à Manchester City, Gianluigi Donnarumma affiche une sérénité qui tranche avec la fin chaotique de son aventure au Paris Saint-Germain. Interrogé sur ses premiers mois en Angleterre, le gardien italien insiste sur un point : il ne regrette rien. Ni son choix, ni son départ, ni la page tournée à Paris. Une posture qui sonne comme un tacle feutré, mais assumé.
Un départ parisien pas encore digéré
L’été dernier, Donnarumma quitte le PSG à l’issue de son contrat, quelques semaines seulement après un sacre européen. Le timing, brutal, avait laissé des traces. À mots couverts, le gardien avait évoqué un sentiment d’abandon, une confiance rompue, et une situation devenue incompréhensible. Sans attaquer frontalement la direction ni Luis Enrique, il avait reconnu avoir été profondément déçu par la gestion de ses derniers mois parisiens. Aujourd’hui encore, son refus récurrent de « parler du passé » agit comme une condamnation silencieuse.
À Manchester, le contraste est frappant. Donnarumma évoque un groupe soudé, un environnement sain, et surtout un club où il s’est senti immédiatement désiré. « C’était ma seule option », a-t-il confié, rappelant combien l’intérêt clair de City a pesé dans sa décision. Derrière cette phrase, une comparaison implicite avec un PSG qui, selon lui, ne croyait plus totalement en son numéro un.
City comme validation personnelle
Sportivement, tout n’a pas été simple. Manchester City a connu une saison irrégulière, et Donnarumma a dû s’adapter à un nouveau championnat, à une exigence tactique différente, et à l’influence de Pep Guardiola. Pourtant, le discours reste positif. Le gardien parle d’une « année fantastique », marquée par des progrès collectifs et personnels, et par la conviction d’avoir fait le bon choix pour la suite de sa carrière.
En filigrane, ses déclarations racontent autre chose : Paris appartient désormais au passé. Donnarumma ne nourrit ni nostalgie ni regrets. Au contraire, chaque prise de parole confirme que ce départ a été vécu comme une libération plus que comme une rupture douloureuse. Sans éclat, sans provocation directe, l’Italien a tranché. Et son bonheur affiché à Manchester agit, à lui seul, comme la critique la plus sévère de la gestion parisienne.

