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L’OM gâche tout et rate la première place sur le fil

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Le trône était là, à portée de main, presque chaud. Mais le Vélodrome a fini la soirée glacé, pétrifié par un scénario cruel qui commence à devenir une fâcheuse habitude. Alors qu’il pensait tenir sa victoire et la tête de la Ligue 1, l’Olympique de Marseille a été rejoint sur le fil par Toulouse (2-2) dans le temps additionnel. Une douche froide, brutale, qui laisse un goût de cendre et une colère noire à Roberto De Zerbi, contraint de revivre le cauchemar d’Angers quelques semaines plus tard. Le leader reste à Paris, et l’OM reste avec ses regrets.

Hidalgo, le coup de poignard argentin

Tout s’est effondré à la 92e minute, sur une action d’une simplicité biblique, presque anachronique. Une longue touche, un ballon qui flotte dans la surface, et Santiago Hidalgo qui surgit. L’entrant argentin, d’une tête croisée, trompait son compatriote Gerónimo Rulli et éteignait la lumière. 2-2. La stupéfaction était totale. De Zerbi, impuissant, pouvait enrager : son équipe, qui avait pourtant fait le plus dur en renversant le match, venait de se saborder une nouvelle fois dans les ultimes instants, gâchant une opportunité en or de dépasser le PSG.

Le rêve brisé d’une remontada

Car avant ce dénouement fatal, l’OM avait tout bien fait pour aller chercher ce trône. Menés après une entame catastrophique et un but d’Emersonn (14e), les Phocéens avaient su chasser leurs démons. Le coup tactique de De Zerbi, décalant Aubameyang à gauche, avait tout changé. Igor Paixão, lancé par Nadir, avait égalisé (66e), avant que Pierre-Emile Højbjerg, sur une offrande du Gabonais, ne fasse exploser le stade d’une tête rageuse (74e). Marseille menait, Marseille était leader virtuel, et Marseille semblait insubmersible, surtout après avoir vu la frappe de Dønnum fracasser la barre transversale quelques secondes plus tôt.

Hojbjerg a bien cru offrir la victoire à l’OM face à Toulouse.

Le syndrome de la peur de gagner

Mais cet OM, aussi séduisant soit-il par séquences, souffre d’un mal profond : il ne sait pas tuer les matchs, ni les fermer. Comme face à Angers, la fébrilité a gagné les rangs à l’approche du coup de sifflet final. Au lieu de maîtriser, l’équipe a reculé, laissant le TFC y croire jusqu’au bout. Le manque de « vice » et de sérénité coûte ce soir deux points capitaux dans la course au titre.

Une occasion manquée qui fera date

Au final, ce match nul a des allures de défaite. L’OM a laissé passer le train de la première place et rate l’occasion de mettre une pression d’enfer sur le PSG. La série de victoires s’arrête, et les doutes sur la solidité mentale du groupe dans le « money time » refont surface. Il faudra se relever de ce coup de massue, car si le championnat est encore long, ces points perdus bêtement à la maison finissent toujours par peser très lourd.

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