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Le cyclisme français vers un nouvel âge d'or ?

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Cela fait désormais 41 ans que le pays attend un successeur à Bernard Hinault, dernier vainqueur français du Tour de France, en 1985, et 31 ans que Laurent Jalabert a remporté le dernier grand Tour (la Vuelta en 1995).

Aucun Français n'a gagné une course par étapes World Tour (1re division) depuis 2007 et seuls trois ont remporté un Monument au XXIe siècle: Arnaud Démare, Thibaut Pinot et Julian Alaphilippe, le dernier, en 2019.

Les chiffres donnent le vertige et dessinent en creux le portrait-robot d'un cyclisme français qui se repose sur une histoire prestigieuse (36 victoires dans le Tour de France), reste la deuxième nation au nombre de coureurs dans le World Tour (56 à égalité avec l'Italie et derrière les 76 Belges) mais ne gagne plus les plus grandes courses, en dehors des deux titres mondiaux d'Alaphilippe en 2020 et 2021.

Or voilà qu'un vent d'espoir se lève avec une nouvelle génération à fort potentiel qui pourrait, à court et surtout moyen terme, libérer les fans tricolores de vélo.

"C'est peut-être l'âge d'or du cyclisme français qui arrive", veut croire l'un d'eux, Lenny Martinez, auprès de l'AFP. "Il y a plein de jeunes et ça crée une émulation être nous. Moi je suis content quand je vois les autres gagner. C'est la France qui gagne quoi", insiste le grimpeur de 22 ans, qui veut remporter une étape sur le Tour de France en 2026 en attendant de viser peut-être un jour le général.

Pour Paul Seixas, sans doute le doué de tous, une victoire dans le Tour de France, qu'il pourrait découvrir dès cette année, est déjà clairement l'ambition affichée.
"Aucune barrière" pour Seixas
Le Lyonnais n'a que 19 ans mais sort d'une première saison exceptionnelle (3e des Championnats d'Europe, 7e du Tour de Lombardie, 8e du Dauphiné, 13e des Mondiaux) et ses coéquipiers chez Decathlon CMA CGM confient qu'ils n'avaient encore jamais vu un tel talent.

"Cette année je veux vraiment gagner et dès le début de saison. Je ne m'imposerai aucune barrière", assure-t-il.

Sur un autre terrain, celui des sprints et des classiques, un autre Paul, Magnier, a confirmé en 2025 tout le bien qu'on pense de lui dans son équipe Soudal Quick-Step où on le compare souvent à Tom Boonen, le roi de Paris-Roubaix.

En levant les bras à 19 reprises, le natif du Texas, 21 ans, a fini l'année tout simplement avec le deuxième meilleur total de victoires derrière Tadej Pogacar.

"L'objectif maintenant est de gagner de plus grandes courses", dit à l'AFP Magnier qui, comme Lenny Martinez, estime que l'arrivée groupée d'espoirs français "tire tout le monde vers le haut".
Un nombre record d'expats
Dans un registre encore différent, celui des puncheurs, la France compte un autre grand talent avec Romain Grégoire qui est, à bientôt 23 ans (mercredi), déjà le leader de Groupama-FDJ.

"Je sens que je progresse année après année. L'objectif maintenant est de décrocher une grosse victoire", dit à l'AFP ce coureur très ambitieux qui doublera classiques flandriennes et ardennaises.

Révélation du Tour de France (7e) et du Tour de Suisse (2e), Kévin Vauquelin est un peu plus âgé (24 ans) mais constitue peut-être à ce stade la chance numéro un pour mettre fin à la disette française sur les courses par étapes.

C'est l'avis de Julian Alaphilippe. "C'est sûr que ça va arriver, en tout cas, on a des coureurs pour ça. Je pense tout de suite à Kevin Vauquelin, qui a fait une saison dernière incroyable, même si on en a d'autres", insiste "Alaf".

Vauquelin, recruté par Ineos cet hiver, est l'un des nombreux Français à avoir rejoint une équipe étrangère avec le champion de France Dorion Godon (Ineos), Louis Barré (Visma) ou Benoît Cosnefroy (UAE).

Au total, ils seront 24 "expats" en World Tour en 2026. Un record qui prouve que les coureurs français sont (re)devenus attractifs et qu'on compte sur eux pour viser haut.

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