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Rémi Cavagna : "J'aimerais vraiment faire le Tour"

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Depuis le 11 mai, Rémi Cavagna s'entraîne tous les jours sur les routes du Puy-de-Dôme avec l'objectif de retrouver un aussi bon coup de pédale qu'en début de saison, en vue de la reprise de la compétition, prévue à partir du 1er août.

Comme les autres coureurs, le Clermontois de la Deceuninck-Quick Step avait hâte que le déconfinement intervienne pour ranger son home trainer et reprendre un entraînement classique. Il lui tardait de renouer avec ses parcours préférés en montagne, que ce soit dans la Chaîne des Puys ou le Massif du Sancy.

« Je vais presque chaque jour dans le Sancy »

"Cela fait du bien de pouvoir rouler dehors, je reprends du plaisir. J'attendais avec impatience qu'on soit libéré. Presque chaque jour, je vais dans le Sancy pour monter la Croix-Morand et la Croix Saint-Robert, des cols que je connais par coeur", dit le coureur qui a passé son adolescence à La Bourboule et conservé un vrai attachement pour la cité thermale et les paysages qui l'entourent.

Des efforts dont il augmenté progressivement l'intensité, dans le but d'arriver "en forme sur les premières courses".

Où ? Quand ? Le double champion de France espoirs du chrono ne le sait pas encore. Il est toujours dans l'attente de connaître les grandes lignes de son futur programme.Lors du stage d'avant-saison de la Deceuninck-Quick Step à Calpe, en Espagne, Rémi Cavagna avait évoqué son envie de découvrir le Tour. Le Clermontois n'a pas changé d'avis depuis.

Je sens que j'ai ma place sur le Tour de France et que je peux réaliser de belles choses

Mais l'ancien coureur du Team Pro Immo ne cache pas qu'il se verrait bien au départ de la Grande Boucle, le 29 août prochain, à Nice. "J'aimerais vraiment faire le Tour de France, dit-il. J'en suis à ma quatrième saison professionnelle. Je sens que j'ai ma place et que je peux réaliser de belles choses."

En priorité, comme équipier, pour "aider mes leaders", dont bien évidemment le Montluçonnais Julian Alaphilippe, cinquième du Tour l'an passé après avoir été maillot jaune pendant quatorze jours. 

Rémi Cavagna pense aussi un peu à lui, même s'il rappelle que "les objectifs de l'équipe (Deceuninck-Quick Step) passe avant les miens". S'il est retenu, il voudrait se "faire plaisir sur les contre-la-montre et les étapes en ligne qui me correspondent. Gagner une étape, ce serait magique", ajoute-t-il.

« Gagner une étape, ce serait magique »

Le Clermontois a bien sûr coché l'étape 100% auvergnate entre Châtel-Guyon, où il a vécu dans sa jeunesse et Le puy Mary, sur les pentes d'un Pas de Peyrol qu'il a déjà escaladé chez les amateurs et l'an passé, lors du Critérium du Dauphiné.En cas de participation au Tour de France, Rémi Cavagna aura un rôle d'équipier auprès notamment de Julian Alaphilippe (à gauche), l'autre Auvergnat de la Deceuninck-Quick Step.

"J'aimerais me montrer dans notre belle région", confie l'enfant du pays rêvant d'une échappée au long cours sur les routes auvergnates le 12 septembre prochain, jusqu'à "la pyramide du Cantal" ou le lendemain, au départ de Clermont et en direction de Lyon, à travers les Monts du Forez.

"Cela pourrait être génial, mais il ne faut pas trop rêver", convient-il toutefois, sachant que sa place est loin d'être acquise à l'avance dans une formation aussi puissamment armée que la Deceuninck-Quick Step.

Après le Giro, puis la Vuelta, maintenant le Tour ?

"Je suis dans une des meilleures équipes du monde", rappelle l'époustouflant vainqueur de la Classic de l'Ardèche, le 29 février dernier.

A son crédit, des progrès constants, affichés déjà sur deux grands tours. Le Giro qu'il a découvert et terminé en 2018. Et puis surtout la Vuelta, où il s'est mis régulièrement en évidence l'an passé et qu'il a fini en boulet de canon, remportant la 19e étape, Avila-Tolède, au nez et à la barbe des sprinteurs.En forme dès le mois de février, Rémi Cavagna a remporté l'Ardèche Classic au terme d'un grand numéro en solitaire. La saison démarrait fort, mais quinze jours plus tard est arrivé le confinement...

Parce qu'il veut encore passer un pallier supplémentaire, Rémi Cavagna espère pouvoir cette année vivre la grande aventure du Tour, la course qui l'a fait rêver enfant et qui l'a décidé à se lancer, adolescent, dans le cyclisme.

Le Dauphiné figurait à son programme initial

Auparavant, il aimerait à nouveau participer au Critérium du Dauphiné. D'autant plus que le grand départ de sa 72e édition s'effectuera de Clermont-Ferrand, mercredi 12 août. L'épreuve faisait partie de son programme initial, tout comme Paris-Nice.

Mais l'Auvergnat n'avait finalement pas disputé la Course au soleil au dernier moment, les prémices de la crise du Covid-19 ayant changé les plans de son équipe, avant que le virus oblige le cyclisme à faire un long break, à la mi-mars.Rémi Cavagna a une prédilection pour le contre-la-montre, qu'il a envie d'exploiter maintenant sur les routes du Tour.

"On vit vraiment une période spéciale et on n'est pas à l'abri d'autres changements", considère Rémi Cavagna, restant philosophe et ne voulant pas se mettre martel en tête. L'important, pour le moment, c'est déjà de retrouver une condition acceptable et le Clermontois y travaille assidûment, on l'a vu.

D'ici la fin de saison, en novembre, on devrait le revoir à son avantage. "Je ne me fais de souci. Je vais retrouver de bonnes jambes. Chaque année, je progresse. Il n’y a pas de raison que cette reprise ne se passe pas bien", promet le jeune homme bien décidé à très vite refaire parler de lui.

 

Raphaël Rochette

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