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Ce qui fait courir Karine Giroux, licenciée à l'US Issoire ? Sa passion pour l'athlétisme autant que son métier

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Karine Giroux est une sportive dans l’âme. Dès l’âge de 13 ans, elle se prend d’amour pour l’athlétisme. Vingt-six ans plus tard, cette passion ne l’a pas quittée d’une semelle. « C’est un besoin et c’est addictif, si je rate un entraînement, je grogne », dit-elle en riant.

L'athlétisme l'aide à décompresser

Ayant remporté de nombreuses compétitions, l’athlète de 39 ans continue d’empiler les titres depuis qu’elle est arrivée à l’Union sportive issoirienne (USI) en 2016. Preuve en est, juste avant Noël, elle a trusté le podium des championnats départementaux en remportant trois nouvelles médailles d’or sur les épreuves du 60 mètres, du 200 mètres et du lancer de poids. Depuis cette année, l’institutrice de Saint-Floret a changé de niveaux de classe et s’occupe désormais de la petite, moyenne et grande sections, ainsi que des CP. Un investissement important qui nécessite une rigueur quotidienne. C’est pourquoi, elle admet avoir besoin de l’athlé pour décompresser.

« J’ai besoin de bouger, de me vider l’esprit et le sport me permet cela. »

Elle a transmis la passion du sport à ses enfants

Ainsi, depuis septembre, elle réalise trois entraînements par semaine. Chose, rendue possible notamment par le fait que ses enfants ont grandi. « C’était aussi l’occasion cette année, j’aurai du mal à me passer de l’athlétisme même si j’ai et je ferai toujours passer ma vie de famille avant tout le reste. » Une famille à laquelle elle a transmis la passion du sport puisque ses trois enfants pratiquent, chacun, un sport différent. Wilfried, 8 ans fait du basket, Geoffroy, 10 ans, de la gymnastique et Aurore, 14 ans suit les pas de sa mère en conciliant athlétisme et cheerleading.

Karine s'entraîne désormais trois fois par semaine. Photo Hugo Raymond.

« C’est toute une organisation avec mon mari, il faut jongler avec les activités de chacun, mais on y arrive. » Elle confesse d’ailleurs avoir fait l’objet de remarques de la party de certains ne comprenant pas pourquoi elle pouvait passer « autant de temps sur les pistes ». En tout cas, depuis qu’elle réalise trois entraînements par semaine, Karine le ressent sur ses performances.

« Je descends les chronos, il n’y a pas de secret, la régularité fait la différence. »

Elle veut aller chercher deux nouveaux records du Puy-de-Dôme

Depuis qu’elle a rejoint l’USI, Karine reste performante et se fixe l’ambitieux objectif d’aller chercher deux nouveaux records du Puy-de-Dôme sur 60 mètres et 200 mètres en salle, dans la catégorie master (à partir de 35 ans). « En ce moment, je suis en pleine possession de mes moyens », assure-t-elle.

Celle qui a commencé l’athlétisme en Île-de-France avec un certain Florent Carvalho (un des meilleurs coureurs de demi-fond français qui a notamment décroché la médaille d’argent aux championnats d’Europe de 2012 à Helsinki sur le 1.500 mètres), est fière de son parcours et de ce qu’elle réalise encore actuellement. « Quand je regarde les femmes qui sont au-dessus de moi, la grande majorité n’a pas d’enfant, est en temps partiel ou est militaire. »

« Mon meilleur souvenir ? En 2011, lorsque le speaker annonce que je suis passée sous la barre des 70 secondes sur 400 mètres haies. »

L’athlète a glané de nombreux titres au cours de sa carrière mais ses meilleures performances datent de 2011 et 2012, ses deux années les plus prolifiques. « Je me souviens notamment de 2011 lorsque je réalise mon record sur 400 mètres haies, lorsque le speaker annonce : "Karine Giroux passe pour la première fois sous les 70 secondes". C’est assez incroyable, car il y a des chronos comme ça qui sont des objectifs ultimes. C'est, sans aucun doute, mon meilleur souvenir. »

Elle partage son expérience avec la jeune génération

Pour Karine, la prochaine grande échéance est le championnat de France d’athlétisme qui se déroulera début mars, avec l’objectif de passer sous la barre des 30 secondes sur le 200 mètres. Sur les pistes depuis 26 ans, Karine partage son expérience et distille ses bons conseils aux plus jeunes avec qui elle s’entraîne et notamment à sa fille qui suit les pas de sa mère. Aurore, qui revient d’une blessure à l’épaule, compte bien la dépasser. L’année prochaine risque donc de voir une compétition acharnée entre mère et fille. Toutefois, Karine ne compte pas se laisser doubler si facilement. Le passage de relais, ce n’est pas pour tout de suite ! 

Hugo Raymond

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