Le monde de l'athlétisme en deuil après le décès de Paul Dufour, à l’origine de l’école de perche clermontoise
Le monde de l’athlétisme auvergnat porte le deuil d’un grand ancien. Un précurseur. Entraîneur, éducateur, humaniste. Né le 6 avril 1932, à Paris, Paul Dufour « descendit » à Clermont-Ferrand en 1958, se rapprochant de Sénezergues, patrie cantalienne de son épouse Nelly.
Image de leur lien fusionnel, au terme de leurs études parisiennes communes de professeur d’éducation physique, lui enseignera au Lycée clermontois Blaise-Pascal, elle à Jeanne-d’Arc.
De l’union de l’international de saut à la perche, comptant 2 matches France-Belgique - Puciste en 1953, Stadiste Clermontois en 1959, son club de cœur - et de l’internationale de 100 m naîtront Roland en 1959 puis Catherine en 1962.
« Père spirituel » de François JuillardInitié par son père au lancer en 1976, le premier sera international de marteau avant d’embrasser une belle carrière d’entraîneur, toujours au Stade.
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Fort d’un record à 4,15 m en 1962 à la métallique, perche qui pour mémoire ne pliait pas, Paul Dufour est à l’origine de l’école de perche clermontoise.
« Père spirituel » de François Juillard, perchiste et ancien DTN de l’athlétisme français, il lança dans la discipline Philippe d’Encausse et Jean-Marc Tailhardat.
D’un grand éclectisme, capable d’entraîner dans toutes les disciplines, créateur de la section haltérophilie rouge et bleu, il donna le goût du sport à des générations d’élèves durant ses 34 ans d’enseignement à Blaise-Pascal où il jeta les bases de la section sportive.
Connu et apprécié pour sa pédagogie, sa gentillesse et sa distinction comme son sens de l’humour, continuellement sur les stades, sa deuxième maison, Paul Dufour était aussi un authentique amoureux de la nature, initiant son fils au ramassage des champignons et à la pêche à la truite dans les couzes et les ruisseaux.
À sa famille et ses proches, La Montagne présente ses plus sincères condoléances.

