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Athlétisme : « Maintenant, je n'ai rien à perdre », a réagi Alexis Phelut après sa qualification pour la finale du 3.000 mètres steeple

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Impressionnant le stade olympique de Tokyo ?

« Non, j’y avais fait un tour la veille. Il est grand et vide, mais ça, on en a l’habitude, et la piste est top. »

 

Quel a été votre plan de course ?

« Voir comment ça allait courir. Je savais les chronos des autres séries et que je devais faire 8’15’’ pour aller en finale. J’ai laissé faire pour voir si ça courait ou pas et rapidement j’ai compris que ça ne passerait pas au temps. Au 1.000 m on était à 2’52’’. »

Dès lors ?

« Je devais finir dans les trois, donc rester placé, garder de l’énergie et être prêt à partir fort. Je suis à la corde dans le dernier 800 m, ça s’ouvre devant moi à 80 m de l’arrivée, j’accélère et termine troisième (8’19’’36). »

La course programmée...

« Je suis resté dans le schéma fixé. Ce n’est pas une course parfaite mais j’ai couru intelligemment et utilisé ma force, le finish. »

L’expérience du meeting de Monaco, où vous partez devant, vous a-t-elle servi ?

« Oui et non. A Monaco, je n’avais rien à perdre. Là, il s’agit d’un championnat que j’aborde totalement dans une autre optique. »

Courir dans la troisième et dernière série est-il un avantage ?

« Il y en a un, en effet, à connaître les chronos des autres, à savoir ce qu’il faut faire pour être pris. Au bout de 1.000 m, je savais que je devais être dans les trois. D’ailleurs, derrière moi, personne n’est qualifié. »

Un petit exploit ?

« On ne peut pas dire que c’en est un même si je n’ai pas fait d’erreur. J’avais une belle série avec les vainqueurs des sélections kényanes (Bett), éthiopiennes (Takele) et américaines (Bor), trois grandes nations du steeple, et aucun n’est passé. C’est une belle perf. »

 

Vous êtes, qui plus est, le seul des trois Français en lice qualifié.

« Je n’étais pas forcément le plus attendu. Mais j’étais très fort aux France et je suis monté en puissance. Ensuite, j’ai énormément bossé, avec la thermo room notamment, et il me manquait un peu de jus. Là, j’en avais et ça se sent : sur une course tactique, je suis plus vite qu’à Monaco (8’20’’51). »

Aurez-vous la pression en finale ?

« Non, la plus grosse pression, c’était de passer en finale. Maintenant, je n’ai rien à perdre. »

Quel est votre objectif ?

« Être finaliste olympique, ce serait cool. Si la course est rapide, j’espère battre mon record. Il manque un chrono à ma saison ; je peux faire mieux que 8’18’’67. Et si ça ne court pas, j’ai la possibilité de faire quelque chose. Je ne m’interdis rien, je ne me fixe aucune limite. »

 

Francis Laporte

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