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Le volley-ball, une passion au féminin pluriel qui se perpétue à l'US Issoire dans le sillage de deux championnes de France 

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C’est l’histoire d’une passion pour un ballon rond ; une passion et une passation. Même si au volley-ball, on dit une passe. Romi et Joséphine ont 14 ans. L’avenir devant elles, évidemment, mais déjà une solide histoire familiale écrite dans le sport et sur les terrains. Toutes les deux joueuses de volley-ball, Romi et Joséphine ont de qui tenir : leur maman respective ont, toutes les deux, brillé sur les terrains de volley-ball il y a plus de 25 ans : au VBC à Riom, mais aussi sous les couleurs de tuniques nationales. Le maillot tricolore, français, pour Catherine ; celui polonais, de par sa naissance pour Izabela, puis bleu-blanc-rouge quand elle a pris la nationalité française.Romi Bal et Joséphine Candela, 14 ans, jouent avec l'effectifd'Issoire, en N3, chaque week-end.Dire que les deux fillettes ont appris à smasher avant de marcher n’est pas très loin du compte… 

C’est sûr qu’elles nous ont vues jouer dès leur plus tendre enfance. Ça a dû compter oui… Mais, surtout, elles ont des qualités évidentes, pour le jeu et ce sport

 souligne Izabela, ancienne réceptionneuse-attaquante sur le parquet.

Arrivée à Riom, au VBC, en 1992, Izabela Szczypiorkowska, née en Pologne, choisit finalement la France et son maillot, dès 1995. Son chemin rencontre celui de Catherine Bouchon, au plus haut niveau du sport féminin (*).

Un triple surclassement assez inédit

Bon sang ne saurait mentir ! Aujourd’hui, ce sont deux de leurs filles qui sont complices et partenaires sur le parquet. Toutes les deux licenciées à Riom, où elles habitent, elles jouent à Issoire depuis deux ans : un triple surclassement obtenu par la fédération de volley-ball. 

Il y en a environ quatre ou cinq, accordés, par an : dont deux, rien qu’à Issoire, cette année. Pas mal, non ?

savoure Jérôme Mialon, entraîneur de l’USI volley-ball. Triplement surclassées du fait de leur aisance et facilités pour le jeu, elles se joignent donc à l’effectif d’Issoire, en Nationale 3, équipe avec laquelle elles jouent chaque week-end. Important et même capital pour continuer de progresser.

Se joindre à des joueuses plus âgées, plus expérimentées et en avance physiquement ? Aucun complexe et surtout aucun frein pour Romi et Joséphine.Détectées au niveau régional, les deux jeunes filles pourraient aussi l’être au niveau national. Elles ont toutes les deux intégré le pôle régional volley-ball, à Lyon, depuis septembre. Un vrai challenge pour ces deux jeunes pousses (d’1,76 m et 1,77 m), qui acceptent que le volley-ball change leur vie. Car, à 14 ans, il n’y avait rien de facile à quitter le cocon familial, pour l’internat et le sport-études.Leur progression, bien effective, tient autant à la régularité des entraînements lyonnais, en semaine, qu’à leur présence sur la feuille de match, à Issoire, les week-ends.

Le regard de connaisseuse au bord du terrain

Les deux mamans-joueuses évaluent tout ce travail, complémentaire, depuis le bord du terrain. « On voit des choses que, sans doute, des parents ne voient pas, mais parce que ça a été notre sport et qu’on le connaît très bien. On sait quand elles réalisent de vrais exploits et quand elles réalisent une contre-performance », adresse, complice, Catherine Bouchon.Joséphine Candela (n°5) et Romi Bal (n°6) et celles qui leur ont montré la voie, jamais bien loin... 

L’ancienne joueuse ne peut s’empêcher d’être admirative. « C’est sûr qu’elles ont encore la marge pour progresser. Elles sont, toutes les deux, très fortes techniquement avec de belles qualités physiques, une très belle détente et beaucoup de vitesse. »

Des détections pour intégrer l'équipe nationale

Avec leur groupe issoirien, les deux jeunes joueuses pointent à la 2e place de leur poule (nationale 3 féminine poule B). 

« Ce mois-ci, j’ai un stage national et on va me dire si je suis prise pour jouer les qualifications, aux Wevza » (Western European Volleyball Zonal Association)

explique la jeune joueuse, toujours avec des notions de défis en tête. Qualifications qui ouvrent, ensuite, les portes pour le championnat d’Europe en juillet.Avec leur équipe, Romi et Joséphine pointent à la deuxième place de leur poule dans le championnat N3 Joséphine a eu besoin d’un petit temps supplémentaire pour affermir sa position et affirmer son engagement personnel vis-à-vis du volley… 

En février dernier, je n’avais pas su montrer mon entière motivation pour intégrer les stages de détection. Mais, depuis, la motivation est là

 sourit-elle, pleine d’assurance. À l’image de Romi qui, elle, jouera donc les qualifications et suit déjà les pas de sa sœur aînée, Clara, passée au pôle France de volley de Toulouse et qui a rejoint, en septembre, l’équipe universitaire d’Hofstra, aux États-Unis, au poste de réceptionneuse-attaquante.

Du temps de jeu tous les week-ends, auprès de l'USI

Chaque week-end, à Issoire, Clara et Romi gagnent aussi en confiance, en jouant avec les joueuses de l’USI. « Le triple surclassement dont elles bénéficient c’est évidemment super pour elles, car elles jouent à un niveau qui peut les pousser à progresser, grâce au contact de joueuses plus mûres et qui jouent dans une catégorie supérieure à celle de leur classe d’âge. Mais c’est aussi très bien pour l’équipe », s’enthousiasme leur entraîneur à l'Union sportive issoirienne, Jérôme Mialon. 

(*) Les Demoiselles du VBC Riom ont été trois fois championnes de France en 1993, 1994 et 1997 ; deux fois victorieuses de la coupe de France (1991 et 1995).  Elles ont compté jusqu’à onze participations aux coupes d’Europe et cinq Finals Four : Perouse, Moscou, Modene, Dubrovnik et Bursa en Turquie.

Marie-Edwige Hebrard

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