Covid-19 : les championnats amateurs arrêtés, Riom-Cébazat sauvé
La saison de volley-ball est terminée. Le Bureau exécutif de la Fédération française a en effet annoncé l’arrêt de toutes les compétitions amateures (Coupes de France jeunes, coupes de France seniors fédérales, volleyades, interpôles, championnats de France Elite, Nationale 2, Nationale 3, championnats et coupes régionaux, championnats et coupes départementaux).
Cette décision ne concerne pas les compétitions professionnelles comme les championnats de Ligue A masculine et féminine, ainsi que la Ligue B masculine, mais stoppe prématurément la saison de Riom-Cébazat (Nationale 3 masculine) et celle d’Issoire et de la réserve de Chamalières (Nationale 3 féminine).
Une saison pas tout à fait blanche pour autant. « Le Bureau exécutif confirme que le nombre de montées dans le niveau supérieur est maintenu selon les conditions du RPE, et qu’aucune relégation ne sera appliquée… Cette décision forte de la Fédération Française de Volley en soutien à tous ses clubs affiliés imposera une restructuration des championnats ».
"Un goût bizarre en bouche"Riom-Cébazat (NM3, 11e). Dernier après quatorze journées, l’UGS Riom-Cébazat est maintenue du fait de l’arrêt des championnats. « C’était la meilleure décision à prendre, du point de vue de la santé (des joueurs) », considère Mathieu Richetin. Mais « cette fin de saison laisse un goût bizarre en bouche », ajoute le coach du club puydômois, qui se dit « partagé ».
Le côté positif, c’est bien sûr ce maintien qui était loin d’être acquis. « On pourrait me taxer de n’être pas objectif, puisqu’on était dernier et que la décision de la Fédération nous arrange. Mais on n’avait pas dit notre dernier mot. On avait six matchs pour s’en sortir, un calendrier plutôt favorable et je pense qu’on aurait réussi à se sauver. »
Et c’est justement ce qui chagrine l’entraîneur : «Les circonstances font qu’on ne pourra pas prouver sur le terrain qu’on avait notre place en Nationale 3, alors qu’on avait à cœur de le faire. L’histoire ne le dira pas... »
Tiré d’affaire sportivement, le club va devoir se prononcer au début de l’été au sujet d’un nouvel engagement ou pas en NM3. Et se mettre peut-être en quête de renforts, de manière à compenser d'éventuels départs ou arrêts.L'US Issoire termine sur le podium, à la troisième place de sa poule de NF3.
"On s'y attendait complètement"Issoire (3e, NF3). Nouveau podium donc pour la jeune équipe de Jérôme Mialon. Un entraîneur pas vraiment étonné de la décision annoncée, ce jeudi, par la Fédération. « On s’y attendait complètement, répond-il. Au regard de ce qui se passe actuellement et de ce qui fait aussi à l’étranger, c’était couru d’avance. On n’allait pas pouvoir repartir après une telle coupure, avec un calendrier délicat à tenir également ».
Selon les équipes, certaines avaient encore six journées à disputer comme Issoire par exemple, d’autres sept (NDLR : la poule était composée de onze formations). La fin de saison était en effet inéluctable. « Cet arrêt était l’évidence quand on voit que les compétitions internationales sont annulées les unes après les autres, poursuit-il. Il va quand même y avoir des discussions par rapport aux montées. Sur le plan sportif, cette fin de saison aurait été intéressante à jouer avec mon effectif jeune ».
Chamalières (B) (5e, NF3). La réserve de Chamalières n’avait plus grand-chose à espérer et surtout plus rien à craindre de cette fin de saison. Pour sa première année à la tête de cette équipe, Guillaume Bonneton et son groupe sont montés en puissance, malgré divers aléas. Avec la fin prématurée et logique de cette saison, la pause s’annonce donc longue, très longue. Les équipes jeunes et issues des championnats amateurs vont en effet entrer en hibernation pour six mois.
Jean-François Nunez (avec Raphael Rochette)

