Une salle immersive de triathlon inaugurée à Bellerive-sur-Allier
Ce jour-là, Emma, Juliette, Sidonie, Erine et Lucie sont sur les pédales. Aux commandes de l’ordinateur, Ludovic Mercier, coach de Vichy-Triathlon. Top, c’est parti pour un parcours virtuel de quelques kilomètres avec montée, faux-plats et descentes.
Le paysage s’affiche sur écran géant ainsi que le classement, les temps, les écarts en mètres. Les ados voient également leur progression sur un encadré individuel. Ça ne rigole pas parce que ces jeunes licenciées du club vichyssois se tirent la bourre. Pas comme sur la route, mais presque !
Juste derrière, trois jeunes licenciés garçons transpirent sur des tapis de course. Eux ne sont pas programmés, mais le deviendront quand les filles en auront fini avec leur parcours. Ludovic Mercier jubile. Il tient là un équipement de pointe qui lui permet de suivre de très près l’entrainement et les performances de ses ouailles.
« On peut choisir des parcours préprogrammés, monter le Galibier, en créer d’autres, proposer des circuits collectifs ou individuels, que ce soit pour les vélos ou les tapis. L’avantage avec un entraînement sur route, c’est que l’on n’est pas obnubilé par l’aspect sécuritaire. On peut conseiller de bouche à oreille à n’importe quel moment. Les performances peuvent être conservées et donc analysées après coup avec l'athlète. »
Convaincu le coach ! « L’entraînement n’est plus assujetti aux conditions météo. Avec la piscine qui nous réserve juste à côté des couloirs de nage, on retrouve sur place les trois volets de la discipline. »
Emma qui, ce jour-là, a pris le maillot jaune confirme. « C’est plus intense que sur la route. Il n’y a pas de temps morts. Il faut s’adapter aussi à un effort en salle différent du plein-air. Par contre, c’est très ludique en groupe. »

