Les Belges aux JO de Pékin: Evy Poppe éliminée après les qualifications en slopestyle, Sandrine Tas sans pression
Première Belge en action aux Jeux Olympiques d'hiver de Pékin, Evy Poppe n'est pas parvenue à se qualifier pour la finale du slopestyle en snowboard féminin, samedi matin sur le site du Genting Snowpark à Zhangjiakou. La jeune Gantoise, benjamine du Team Belgium à 17 ans, médaillée d'or aux Jeux Olympiques de la Jeunesse en 2020 et championne du monde chez les juniores l'an dernier, a pris la 14e place des qualifications avec un meilleur score de 56.80 points, grâce notamment à un "front flip" (saut périlleux avant) qu'elle fut la seule à tenter. Malheureusement pour elle, seules les douze premières (sur les 30 engagées et 28 participantes) se qualifiaient pour la finale prévue dimanche (2h30 belges) et disputée en trois runs.
Poppe avait obtenu 47.08 points lors de son premier run et occupait la 13e place. Seul le meilleur résultat des deux runs était pris en compte pour le classement. Seizième au classement au moment d'aborder son 2e passage, il lui fallait battre les 50.18 points de la Japonaise Miyabi Onitsuka. Avec 56.80 points, elle s'est alors hissée au 12e rang. Il restait encore six concurrentes. La seconde à suivre la Belge, l'Allemande Annika Morgan a mis fin aux espoirs d'Evy Poppe en obtenant 67.63 points. La Suissesse Ariane Burri a ensuite obtenu 65.55 points pour arracher la 12e place qualificative que détenait la Néerlandaise Melissa Peperkamp (61.26). Poppe a aussi réalisé le 13e score du second run.
Six figures (une par section) sont jugées (60 % des points) ainsi que la performance globale (40 %). Poppe a obtenu 32.55 points pour ses figures et 14.53 pour son impression globale dans la première manche et 36.80 et 20.00 dans la seconde.
La Néo-Zélandaise Zoi Sadowski Synnott, double championne du monde 2019 et 2021, a obtenu le meilleur score de la journée 86.75 points dans son deuxième run. La Japonaise Kokomo Murase, championne du monde juniores 2018, a pris la 2e place (81.45) après avoir réussi le meilleur premier run (74.95). La Finlandaise Enni Rukajarvi a signé la troisième meilleure performance, là encore dans la seconde manche, avec 78.83 points. Onze des douze finalistes ont réussi leur meilleur score dans leur second run.
Evy Poppe doit encore participer à l'épreuve du big air dont les qualifications sont fixées au lundi 14 février (2h30 belges).
Sandrine Tas sans pression avant ses débuts olympiques : "j'ai déjà atteint mon objectif"
La patineuse de vitesse Sandrine Tas se prépare à effectuer ses débuts olympiques aux JO d'hiver de Pékin. Elle disputera le 1500 m lundi . "Cela va pour le moment très bien au niveau des nerfs", a-t-elle déclaré samedi sur l'Anneau national de patinage de vitesse de Pékin, aussi appelé "Ruban de glace".
"En fait, j'ai déjà atteint mon objectif en me qualifiant pour ces Jeux", a déclaré Tas. "Tout ce qui vient maintenant est du bonus. Je vais essayer de faire une course équilibrée. Ensuite, je verrai où j'en suis. Je suis classée 30e sur les 30 participantes. Cela montre bien que je ne suis pas ici pour le top 10, et encore moins pour une médaille." La Flandrienne occidentale veut profiter de sa première expérience olympique dans la capitale chinoise. Et elle l'a fait à fond vendredi au stade du "Nid d'oiseau" lors de la cérémonie d'ouverture.
"C'était génial. Je ne suis pas vraiment une personne émotive. Mais lorsque nous sommes entrés dans le stade sous les anneaux olympiques, j'ai été bouleversée. Je n'ai pas d'idoles, mais j'ai vu passer la légende du snowboard Shaun White hier et cela surprend." La musique est très importante dans la préparation de Sandrine Tas avant une compétition.
"En patinage, vous êtes seule, alors qu'en roller, vous vous préparez en groupe. J'étais parfois trop distraite. La musique pendant l'échauffement aide à entrer dans ce cocon. J'ai besoin d'un bon rythme, alors j'écoute Volbeat et les Foo Fighters." Tas disputera également les 500m, 1000m et la mass start à Pékin.
La biathlète Lotte Lie s'attend à des surprises en raison du vent
Lotte Lie est la première des cinq biathlètes belges à rentrer en lice aux Jeux Olympiques d'hiver de Pékin . "C'est un grand honneur pour moi. Je veux montrer à la Belgique que mon billet olympique est mérité", a déclaré Lie lors d'un point de presse samedi.
Lundi, Lie disputera la première de ses trois ou quatre épreuves: le 15 km individuel au Centre national de biathlon de Zhangjiakou. Selon notre compatriote, c'est la compétition dans laquelle elle a le plus de chances d'obtenir un bon résultat.
Lie considère que le tir est son point fort. "Avec la carabine, j'ai été très constante jusqu'à présent", a-t-elle déclaré. Mais en Chine, le vent complique cet exercice. "Le vent est très changeant. Parfois, il est favorable, parfois non. Je pense que nous allons avoir des résultats et des podiums surprenants à cause de cela."
À Zhangjiakou, il fait également très froid, poursuit Lie. "En biathlon, les combinaisons sont fines, mais vous voulez éviter que vos doigts aient froid. Parce qu'alors il devient très difficile de tirer. Sur ce parcours, rien n'est gratuit, il faut toujours continuer à travailler. Il y a beaucoup de virages, une bonne technique est nécessaire."
La course départ groupé (mass start) de 12,5 km, prévue en clôture des épreuves de biathlon le 19 février, est uniquement réservée aux 30 meilleures biathlètes : les 15 premières du classement de la Coupe du monde, les médaillées de Zhangjiakou et les autres Olympiennes ayant récolté le plus de points aux Jeux. "C'est mon rêve d'arriver à la mass start", a déclaré la 22e du classement général de la Coupe du monde. "Pour cela, je dois probablement terminer dans le top 15 lors des trois autres courses. C'est certainement possible, mais cela va être difficile à réaliser."
Lie a un père norvégien et une mère belge et a fait partie des sélections de jeunes en Norvège, mais se hisser parmi les élites s'est avéré impossible. "Je n'ai certainement pas de sentiment de revanche. Mais j'aime bien quand je termine devant une Norvégienne", conclut Lie, qui vit à Lillehammer en Norvège.
Individuellement, Lie a terminé dans les vingt premières à six reprises cette saison en Coupe du monde. A Oberhof, elle et Florent Claude avaient surpris tout le monde en terminant à la sixième place du relais mixte simple, une épreuve non-olympique.
Le biathlonien Florent Claude se méfie de la piste très exigeante
Florent Claude représente la meilleure chance belge dans la quête d'un diplôme olympique (top 8) en biathlon masculin aux Jeux Olympiques d'hiver de Pékin.
Mardi, Florent Claude sera en action pour la première fois à Zhangjiakou. Il sera au départ de la course individuelle de 20 km. "Je vais essayer de poursuivre la bonne série de janvier et de regarder course par course", a déclaré Claude lors d'un point presse samedi. "S'il y a un bon résultat mardi, alors peut-être que je pourrai viser plus haut par la suite. Mais sinon, il y aura d'autres courses à venir."
Le Français, qui a acquis la nationalité belge en 2017, veut récolter suffisamment de points dans les courses individuelles pour pouvoir participer au départ groupé (mass start) avec les 30 meilleurs biathlètes.
Si tel est le cas, il devra braver les conditions difficiles du Centre national de biathlon. "La piste est très exigeante, la première partie a un profil plutôt montant et la deuxième partie est principalement en descente. Il y a beaucoup de virages et de petites bosses. Les moments de récupération sont rares, également à cause du vent. J'espère qu'il y aura moins de vent mardi afin que les conditions soient plus ou moins les mêmes pour tout le monde."
Son frère Fabien sera en compétition pour la France aux Jeux. "Il y a une sorte de compétition entre nous. Mais cela ne cause certainement pas de stress. Si nous réussissons tous les deux, ce serait top."
Dans les compétitions individuelles de la Coupe du monde cette saison, Florent Claude a notamment pris une neuvième et une onzième place.

