J'ai testé pour vous une heure d'entraînement de tir sportif à Brioude (Haute-Loire)
Je n’ai jamais touché une carabine ou un pistolet de ma vie. La seule chose que j’ai lancée dans une cible, ce sont des fléchettes… et le résultat n’était pas mirobolant. Ce mercredi soir, Benoît Peghaire a une mission : m’initier au tir sportif. Avec ses quatre ans d’expérience en tant que tireur, le voilà dans la peau du professeur.
Tout aligner pour arriver à viserDirection ma piste pour tester la carabine à 10 mètres. Pour mes débuts, j’ai le droit à une potence afin de poser mon arme dessus. Il paraît que c’est plus facile. « L’objectif, c’est d’arriver à tout aligner pour viser la cible, m’explique-t-il. Une fois que tout est bon, il faut appuyer doucement car c’est très sensible. » Tellement sensible que le plomb part directement dans le décor. Deuxième essai, c’est un peu mieux, le troisième moins bien et ainsi de suite.
Après quelques coups, on enlève la potence. Et là, ce n’est plus la même histoire. « Il faut avoir les pieds bien parallèles et perpendiculaires à la carabine, décaler le bassin et poser son coude dessus pour être bien stable. » Je prends la pose et tente de viser. C’est lourd, j’ai du mal à me positionner, j’ai l’impression de bouger dans tous les sens. « Mais non, c’est bien », me rassure Benoît Peghaire. Ouf ! Ce qui veut dire que c’est le moment de tenter le pistolet… avec potence !
Je mets « la pression à Juliette », compétitriceLà aussi il faut réussir à aligner pour viser. Et pour le premier coup, c’est dans la cible. « C’est rare d’y arriver tout de suite », assure mon professeur du jour. À côté de moi Juliette commence à trembler. « Elle me met la pression », glisse la compétitrice du collectif France chez les cadets. Rien que ça ! Bon, finalement, c'est elle qui me met sous pression. Encore plus quand j’attaque sans potence. Quand elle se concentre et qu’elle tire, rien ne bouge. Moi, j’ai l’impression qu’on me chatouille sous les bras tellement je tremble.
Après une heure d’initiation entre le groupe de l’école de tir et celui des compétiteurs, je dépose les armes. J’ai mal aux bras et je suis fatiguée d’avoir été aussi concentrée. Je laisse la place aux professionnels, contente d’avoir découvert ce sport qui manque d'être mis en lumière. Et d’un stand de tir à plus de 10 mètres.
Prochains événementsCircuit national. Du 25 au 27 novembre, le TSB organise la première manche du Circuit auvergnat. Il aura lieu toute la journée au stand de tir. Téléthon. Vendredi 2 décembre, le club propose une soirée Téléthon, de 19 à 22 heures. Ouvert à tous. Tous les bénéfices seront reversés à l’AFM-Téléthon.
Maryne Le Goff

