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Figaro. « Cela a été une course hyper engagée ! » Déclarations à l’arrivée du Trophée BPGO

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La 3e édition du Trophée BPGO à Concarneau s’impose comme un véritable succès. Plateau relevé, course intense et indécise : tous les ingrédients étaient réunis. L’épreuve a tout pour s’inscrire durablement comme une classique de la classe. Les leaders se sont relayés tout au long d’un parcours exigeant, à gérer comme une véritable course d’endurance. Nicolas Lunven signe un retour remarqué en Figaro avec une victoire convaincante, aux côtés du prometteur Tom Goron. Alexis Loison, récent vainqueur de la Solitaire en duo avec Paul Cousin, a confirmé sa régularité en occupant les avant-postes du début à la fin. Enfin, Arthur Meurisse et Arno Biston s’affirment déjà comme des concurrents à suivre de près pour la prochaine Solitaire.

Nicolas Lunven et Tom Goron (PRB) : « On est évidemment très satisfaits. Ça a été une belle course, bien maîtrisée du début à la fin. On a pris beaucoup de plaisir à naviguer ensemble et le duo a vraiment bien fonctionné. On s’était bien préparés en amont, que ce soit sur le bateau ou en navigation, avec pas mal d’entraînements et quelques courses en double. On est arrivés ici avec les bons outils pour performer, et ça a payé. Les conditions étaient variées, parfois engagées. Il y a eu des moments compliqués, notamment sur le long bord de reaching où on a endommagé le gennaker. Mais à part ça, le bateau a très bien fonctionné, donc il y a beaucoup de positif à retenir. La course a été intense du début à la fin. En Bretagne Nord, on a enchaîné les virements de bord pour jouer avec le courant et se faufiler entre les cailloux, avec très peu de répit. Il fallait être en permanence concentrés : sur la trajectoire, les réglages, les croisements… C’était exigeant physiquement et mentalement. Sur la fin, après la casse du gennaker, on a forcément gardé un œil sur nos poursuivants. Région Normandie est bien revenu sur nous, l’écart est tombé à environ un mille au waypoint Banque Populaire Grand Ouest. À partir de là, il ne fallait rien lâcher. On a réussi à les contenir au près, puis à creuser à nouveau sous spi après le pont de l’île de Ré. On avait toujours cette incertitude liée aux conditions, avec un vent limite pour rester sous spi, mais on a fait avec ce qu’on avait. Par moments, ce n’était pas la voile idéale, mais on n’avait pas d’autre option. On s’est accrochés jusqu’au bout. Il y a des moments où on en a bien bavé mais à l’arrivée c’est une belle première place. »

Paul Cousin et Alexis Loison (Région Normandie) : « On est vraiment très contents de cette deuxième place. C’était une course hyper engagée, avec des moments très durs pour le bateau comme pour nous. On a beaucoup tiré dessus, donc il va falloir bien tout vérifier avant la Solitaire dans trois semaines, mais à priori rien de grave à signaler. Et puis, humainement, c’était une super expérience. Naviguer avec Alexis m’a beaucoup apporté, j’ai énormément appris. On savait avant le départ que ce serait engagé, mais les conditions ont été encore plus viriles que prévu. On n’est pas très bien partis, mais on a réussi à revenir progressivement, en saisissant aussi des opportunités. À un moment, on était vraiment dans un mode où il fallait arrêter de réfléchir et y aller à fond. On s’est bien trouvés là-dessus, et c’est aussi pour ça qu’on est très satisfaits à l’arrivée : on a attaqué quand il fallait, et ça a payé. Le moment clé, ça reste clairement le long bord de reaching sous gennaker. C’est là qu’on a fait la différence. Ce n’était pas le plus stratégique, mais c’est celui qui a créé le plus d’écarts. On a beaucoup sollicité le bateau, c’était physique, parfois à la limite, mais on voyait qu’on avançait très vite, qu’on doublait des bateaux, donc il fallait continuer sans trop se poser de questions. Plus globalement, la course a été intense du début à la fin. En Bretagne Nord, il a fallu enchaîner les virements pour jouer avec le courant et se faufiler entre les cailloux, avec une concentration permanente. Et sur le reaching, c’était une vraie machine à laver : quand on sortait de quart, on avait les yeux rouges, rincés. Les moments de répit étaient rares, mais précieux. Sur la fin, on est revenus très fort sur PRB. On a vite compris qu’ils avaient probablement un souci, sans savoir exactement lequel. On s’est rapprochés à environ un mille au waypoint Banque Populaire Grand Ouest, donc on y a cru jusqu’au bout. Mais ils ont très bien géré la suite et méritent leur victoire. On est très contents de partager le podium avec eux. On est les seuls à arriver dans la même heure : l’honneur est sauf ! (Rires) »

Arthur Meurisse et Arno Biston (Kiloutou) : « On a découvert notre place seulement sur la ligne d’arrivée. On pensait que certains bateaux étaient encore devant, donc c’est une très belle surprise et une énorme satisfaction. La course a été mouvementée pour nous dès le début, avec la perte de notre grand spi une heure après le départ. On savait que ça allait être compliqué sur les longues phases de portant, donc on s’est accrochés, en essayant de tirer le maximum du bateau. On s’est battus du début à la fin. Sur l’eau, on a fait le choix d’attaquer, quitte à prendre des risques. On s’était dit qu’on y allait pour le jeu, pour la performance, même si sur le papier certaines allures ne nous étaient pas favorables. Et finalement, ça a payé : on a réussi à recoller progressivement et à revenir dans le match. Les conditions météo ont aussi contribué à resserrer la flotte, ce qui nous a permis de rejouer des coups. Le grand bord sous gennaker a été un moment clé. On a décidé d’y aller franchement, et on a vu qu’on avançait parfois plusieurs nœuds plus vite que certains concurrents. On s’est plusieurs fois regardés en se disant que ça pouvait casser à tout moment… mais le bateau a tenu. C’était intense, engagé, avec un bateau qui partait en cabrioles, qui montait sur le foil avant de retomber violemment. On naviguait à vue, sans toujours avoir les bonnes infos de vent, mais on était à fond. Physiquement, c’était dur. On a quasiment tout fait à la barre, sans pilote sur de longues séquences, dans le froid, avec très peu de repos. Sur certains bords, on était complètement rincés. Mais en même temps, on était portés par l’envie de bien faire et de continuer à revenir sur les autres. Au final, c’est un mélange de beaucoup de choses : de l’engagement, du plaisir, une bonne entente à bord, et l’envie de ne jamais lâcher. On n’était pas forcément sûrs de pouvoir jouer devant au vu de notre handicap de voile, mais on a tout donné. Et finir sur le podium dans ces conditions, c’est vraiment énorme. »

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