Pour la toute première étape de l’histoire de SailGP en Amérique du Sud, DS Automobiles SailGP Team France a retrouvé la compétition sur la baie mythique de Guanabara dans des conditions particulièrement complexes. À l’issue du week-end, remporté par l’équipe australienne, les Tricolores terminent à la 8e place de cette étape. Malgré ce résultat, l’équipe française se maintient à la 6e place du classement général du championnat 2026, dans un peloton extrêmement resserré où seulement cinq points séparent la 2e de la 6e place, après près de deux mois sans navigation.
Des conditions techniques et un week-end très ouvert
Dans un décor spectaculaire entre le Pain de Sucre et le Christ Rédempteur, les conditions ont offert un terrain de jeu particulièrement exigeant. Vent léger, instable et fortement perturbé par le relief environnant ont rendu la lecture du plan d’eau extrêmement complexe.
Ces conditions étaient les mêmes pour l’ensemble de la flotte et ont donné lieu à un week-end très ouvert. Lors de la première journée, quatre vainqueurs différents se sont imposés sur les manches disputées, confirmant le niveau de densité et d’incertitude de la compétition.
Dans ce contexte, la capacité à s’adapter rapidement et à exécuter des manœuvres propres en vol a été déterminante.
Un retour en course avec un équipage en reconstruction
Après près de deux mois sans navigation et sans session d’“extra sailing”, le DS Automobiles SailGP Team France abordait cette étape avec un équipage partiellement renouvelé, intégrant Glenn Ashby et Liv McKay.
Face à des équipes très affûtées, l’équipe française a dû retrouver rapidement ses automatismes. Malgré cela, l’état d’esprit était résolument positif, avec le plaisir de naviguer à nouveau ensemble et de construire progressivement des repères communs.
Au fil du week-end, le groupe a montré une progression constante, notamment en capacité à revenir dans les courses après des départs parfois compliqués.
À l’issue de la première journée, dominée par les Australiens, les Français pointaient à la 8e place après quatre manches.
Une prise de risque qui ne paie pas en dernière manche
La deuxième journée a confirmé la complexité du plan d’eau, avec un vent légèrement plus soutenu mais toujours très instable, nécessitant des décisions rapides et engagées.
Dans une flotte très dense, l’équipe française a dû prendre des risques pour rester dans le match. Lors de la dernière course, une stratégie d’engagement au départ dans une zone très contrainte n’a pas payé, entraînant une pénalité black flag et une disqualification.
Quentin Delapierre, pilote – DS Automobiles SailGP Team France :
"Nous avons écopé d’une pénalité black flag au départ de la dernière manche. Nous avions mis en place une stratégie d’engagement tardif dans une zone très contrainte, mais nous nous sommes fait piéger dans le timing et cela nous a coûté cher. C’est forcément décevant, mais nous allons retenir les enseignements et nous projeter sur la suite de la saison.
C’était une première pour nous à Rio, avec une très belle ambiance et beaucoup de public. Le plan d’eau est très spécifique, avec un vent perturbé par le relief, des effets de site marqués et des trajectoires très techniques. C’est un cadre exceptionnel et une étape à part dans le championnat."
Philippe Presti, Team Manager – DS Automobiles SailGP Team France :
"Le départ de la dernière manche s’est joué dans un vent très instable, avec beaucoup d’opportunités mais aussi beaucoup de risques. Nous avions le bon timing pour lancer le bateau, mais la situation s’est refermée devant nous et cela nous a coûté une pénalité. C’est une règle de sécurité forte au départ et, dans ces cas-là, la sanction est immédiate.
Au-delà de cet épisode, il faut replacer ce week-end dans son contexte. Nous revenions après près de deux mois sans navigation, avec un équipage en partie renouvelé et sans temps pour recréer des automatismes. Dans ces conditions, et sur probablement le plan d’eau le plus technique du circuit, l’objectif était avant tout de progresser.
Et sur ce point, l’équipe a répondu présente. Nous avons vu des évolutions concrètes chaque jour, dans la coordination, dans les manœuvres et dans notre capacité à revenir dans les courses.
Il y a forcément de la frustration, parce que nous sommes une équipe qui vise haut. Mais cette frustration est saine, elle doit nous servir. Nous allons analyser en profondeur, continuer à travailler sur nos process et revenir plus solides dès les Bermudes."
CLASSEMENT ENEL SAIL GRAND PRIX I RIO
1.BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby
2.LOS GALLOS, Diego Botin
3.ARTEMIS, Nathan Outteridge
4.US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield
5.ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested
6.GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil
7.RED BULL ITALY, Phil Robertson
8.DS AUTOMOBILES SAILGP TEAM FRANCE, Quentin Delapierre
9.MUBADALA BRAZIL, Martine Grael
10.NORTHSTAR, Giles Scott
11.SWITZERLAND, Sébastien Schneiter
12.EMIRATES GBR, Dylan Fletcher
13.BLACK FOILS DNS
CLASSEMENT PROVISOIRE ROLEX SAILGP CHAMPIONSHIP SAISON 2026
1. BONDS FLYING ROOS, Tom Slingsby - 35 pts
2. EMIRATES GBR, Dylan Fletcher - 28 pts
3. US. SAILGP TEAM, Taylor Canfield - 27 pts
4. LOS GALLOS, Diego Botin - 25 pts
5. ARTEMIS, Nathan Outteridge - 23 pts
6.
DS TEAM FRANCE, Quentin Delapierre - 23 pts
7. ROCKWOOL RACING, Nicolai Sehested - 17 pts
8. GERMANY BY DEUTSCHE BANK, Erik Heil - 15 pts
9. RED BULL ITALY, Phil Robertson - 15 pts
10. MUBADALA BRAZIL, Martine Grael - 7 pts
11. NORTHSTAR, Giles Scott - 7 pts
12. BLACK FOILS, Peter Burling - 2 pts
13. SWITZERLAND, Sébastien Schneiter - 1 pts
Source :
communiqué de presse du SailGP.