Occasion : Alubat Ovni 39
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Construit pendant 10 ans par Alubat (de 1987 à 1997), l’Ovni 39 incarne à lui seul les plus belles années du chantier sablais. Aujourd'hui, à condition de trouver le bon, c'est un bon plan pour voyager loin.
[caption id="attachment_212975" align="aligncenter" width="500"] L'Ovni 39 lors de son essai en occasion par la rédaction de Voile Magazine en 2008 © B. Rubinstein & Collection Voile Magazine[/caption]
Dériveur intégral bien sûr, avec safran escamotable à l’échouage, jupe et arceau à l’arrière, rouf en sifflet : la gamme allait désormais conjuguer ces choix techniques de différentes manières, mais sans les remettre fondamentalement en question, même quand la signature de Marc Lombard aurait succédé à celle de Philippe Briand.
À l’époque, l’Ovni incarnait le bateau idéal pour une génération de plaisanciers attirés par les eaux chaudes, ou par le grand frisson des glaces.
C’était la quintessence du sens marin et du confort, la certitude de pouvoir mouiller là où les autres ne pouvaient pas aller, de pouvoir échouer pour le plaisir ou l’entretien de la carène sans trop s’inquiéter pour sa coque.
Car c’est aussi ça l’aluminium : une certaine robustesse et une vraie sécurité en cas de choc ou de collision. Pas de risque d’osmose ni de poinçonnement : si les propriétaires successifs ont su se prémunir contre les risques d’électrolyse, l’aluminium bien chaudronné vieillit bien.
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Et c’est bien pour cela qu’il décote peu. Jusqu’à une date récente, les bateaux en aluminium ne perdaient pas de valeur, certains avaient même tendance à en prendre !
Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et on peut trouver un Ovni 39 ou un autre modèle des années 1980 ou 90 à un prix très raisonnable.
Les principaux postes d’entretien rénovation sont généralement les peintures, toujours fragiles sur l’alu, les antidérapants de pont (souvent des panneaux rapportés type TBS à changer), les pièces de bois du cockpit et les panneaux de pont.
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Les boiseries intérieures peuvent avoir souffert aussi, et le problème avec les Ovni, c’est qu’on ne peut pas démonter les emménagements sans plus ou moins les détruire.
Reste l’essentiel, rappelons-le : l’isolation de la coque en aluminium, qui se ronge au moindre contact avec un métal plus noble, acier galva ou inox.
Attention à l’ancre dans la baille à mouillage, à l’usure des isolants de visserie, et bien sûr, aux éventuelles fuites dans les circuits électriques.
[caption id="attachment_212974" align="aligncenter" width="500"] Aménagement de l'Ovni 39 © Colleciton Voile Magazine[/caption]

