Occasion : RM 1050, il a marqué son temps
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Lancé en 1999, le RM 1050 a été élu dans la foulée Voilier de l’année, et a marqué la première décennie du siècle. 112 unités vendues, c’est plus qu’honorable pour une série en contreplaqué… Et au-delà des chiffres, le RM 1050 est un bateau qui a vraiment la cote, dans tous les sens du terme, et il y a des raisons à cela.
[caption id="attachment_212883" align="aligncenter" width="500"] Certes le concept des biquille n'est pas un champion de la remontée au vent, mais le RM 10.50 s'en sort bien © Collection Voile Magazine[/caption]
Le cockpit ouvert est à la fois contemporain, agréable au mouillage avec sa jupe, ergonomique en manœuvre et très spacieux. Le volume de rangement est considérable dans les coffres arrière, le rouf court laisse le pont libre de toute entrave, ce qui permet de stocker facilement l’annexe gonflée entre deux mouillages.
L’intérieur est très lumineux, surtout sous le rouf panoramique généreusement vitré. A la cuisine comme à la table à cartes, on peut travailler en profitant de la vue et en gardant un œil sur les enfants qui jouent sur le pont. Et la présence d’un local technique, à l’arrière bâbord, rappelle que tout RM est aussi un bateau de voyage.
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Il sait donc tout faire, ce bateau, tant qu’on ne lui demande pas de trop serrer le vent… On ne peut pas exceller partout.
Si le biquille a fait d’immenses progrès, notamment grâce à Marc Lombard, il demeure un compromis de croisière globalement défavorable aux performances.
Les RM 1050 ont globalement bien vieilli.
Leur construction en CP-époxy les prémunit contre l’osmose, ce qui mine de rien n’est pas négligeable, sans les exposer aux problèmes de collage ou de pourrissement propres aux anciennes constructions en contreplaqué.
En revanche le contreplaqué reste vulnérable au poinçonnement, de nombreuses unités ont nécessité des réparations au niveau de l’étrave suite à des chocs avec l’ancre. Ce n’est pas rédhibitoire, à condition que la réparation soit restée étanche.
Si l’eau pénètre dans le contreplaqué, à terme c’est la catastrophe.
La structure des RM 1050, dont la rigidité est assurée par un châssis en galva reprenant les efforts du gréement, reste saine dans le temps.
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Attention en revanche aux peintures, souvent de couleurs vives chez RM, très jolies au début, mais qui vieillissent vite. De nombreux propriétaires ont opté pour un film adhésif, moins cher qu’une peinture et qui tient plutôt mieux dans le temps (à renouveler tous les six-huit ans).
Jetez aussi un œil sur les grands panneaux de pont arrière, dont le contour a souvent souffert… Et ne vous laissez pas impressionner par le prix parfois excessif demandé par les vendeurs.
[caption id="attachment_212888" align="aligncenter" width="500"] RM 10.50 © Collection Voile Magazine[/caption]
Tout cela est possible avec ce RM qui a fait chavirer les cœurs de tout une génération de marins. Et de Voile Magazine qui, en partenariat avec le chantier, a pu envoyer trois jeunes lecteurs découvrir la Caraïbe à bord d’un superbe 1050 aux couleurs du magazine.
L’exposition du bateau au Nautic, suspendu – avec de fausses quilles – à la structure du hall 1 de la porte de Versailles, a également marqué les esprits !
Aujourd’hui, le RM 1050 est plus accessible que jamais, mais il n’est pas si courant sur le marché de l’occasion, ce qui tend à tirer cette cote vers le haut.
Si ce modèle vous tente, mettez-vous en veille et soyez patient
[caption id="attachment_212895" align="aligncenter" width="500"] Aménagement du RM 10.50, ici aux couleurs de Voile Magazine © Collection Voile Magazine[/caption]

