Iran : Le Lloyd’s clarifie sa position sur l’assurance maritime
Sous le feu des critiques depuis le début du conflit en Iran, la Lloyd’s Market Association (LMA) a tenu à clarifier sa position quant aux garanties des navires croisant dans le détroit d’Ormuz. L’association réfute notamment les informations circulant autour de couverture d’assurance annulées ou inabordables.
Vivement critiqués au sujet de la couverture d’assurance du risque de guerre pour les navires opérant dans le détroit d’Ormuz, les opérateurs du Lloyd’s ont clarifié leur position. Via la Lloyd’s Market Association (LMA) qui représente les intérêts d’une soixantaine de syndicats ou d’agences de souscription, le marché londonien explique que « Ce sont les préoccupations liées à la sécurité, et non la disponibilité des couvertures d’assurances, qui expliquent la réduction du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz ».
L’association explique que, trois semaines après le début des hostilités au Moyen-Orient, les affirmations selon lesquelles les couvertures d’assurance maritime seraient annulées ou inabordables, « sont inexactes ». La LMA explique ainsi que la couverture du risque de guerre est actuellement disponible et reste accessible aujourd’hui sur le marché du Lloyd’s et des compagnies londoniennes pour les navires souhaitant traverser le détroit d’Ormuz. « La couverture responsabilité civile via les P&I Clubs est non résiliable et reste réassurée sur le marché londonien. Un petit nombre de couvertures P&I à prime fixe pour les affréteurs ont été annulées et, pour la plupart, revalorisées », ajoute l’association.
La souscription continue
Pour étayer ses dires, la Lloyd’s Market Association (LMA) précise avoir mené une enquête auprès des principaux acteurs du marché londonien positionnés sur ce risque la semaine suivant le début des hostilités. « Parmi les répondants, 88% restent disposés à souscrire des risques de guerre internationaux (y compris liés aux États-Unis et au Royaume-Uni) pour la coque et plus de 90% pour la cargaison. Les conditions de prime varieront en fonction de la volonté de chaque syndicat. Si les navires ne naviguent pas, ce n’est pas par manque d’assurance ; Il s’agit d’une question d’évaluation du risque pour la sécurité des équipages et des navires par les capitaines et les armateurs, risque jugé trop élevé », explique ensuite la LMA.
Parmi les détails fournis par le Lloyd’s sur la typologie (taille, poids, nationalité) et le nombre de navires sur zone, l’association estime que « plus de 60% du trafic maritime a un lien avec l’Iran ou a bénéficié d’une autorisation de transit négociée avec ce pays ».
Avec plus de 20 attaques visant des navires commerciaux et des infrastructures offshore recensée depuis le début des hostilités, les assureurs ont déjà confirmé qu’un certain nombre de ces pertes non liées aux sanctions sont assurées ou réassurées sur le marché londonien.
Lire la suite ici : Iran : Le Lloyd’s clarifie sa position sur l’assurance maritime (source : News Assurances Pro - Media Indépendant des assureurs, mutuelles et institutions de prévoyance)

