Nouvelles

Tour du monde à l’envers : Guirec Soudée à quatre jours de la délivrance

0 2
Guirec Soudée se veut prudent jusqu’au passage de la ligne, qu'il devrait en principe franchir ce samedi 28 mars, devant le port de Brest. Engagé, depuis plus de 90 jours, dans une tentative de record du tour du monde à l’envers sur son Ultim MACSF, le skipper commence à sentir la fatigue au moment où rester vigilant est indispensable. [caption id="attachment_212286" align="aligncenter" width="500"] Guirec Soudée devra affronter une "dernière" depression avant de franchir la ligne d'arrivée de son tour du Monde à l'envers © A. Vrac[/caption] « Encore hier soir (dimanche), juste avant la tombée de la nuit, j’ai failli me prendre deux bouées de je ne sais pas quoi ! Heureusement que je les ai vues ! Tu ne sais pas si ça peut arrêter le bateau, si ça peut faire des dégâts importants… Je ne vais pas vous mentir, là-dedans, il y a une vraie part de chance, de hasard, et jusqu’à présent, je m’en sors bien. Mais même s’il ne reste que 4, 5 jours de mer, je sais très bien qu’il peut se passer n’importe quoi, à n’importe quel moment. Je reste donc très vigilant, très concentré. »

La cartographie

La fatigue pointe le bout de son nez…

Guirec garde en tête son avarie de safran, au Sud-Est de Madagascar. Alors que MACSF naviguait à 20 nœuds, un choc avec un filet de pêche a endommagé son safran tribord. De façon plus générale, le skipper reconnaît être « très fatigué », tout comme son bateau. « On sait que ce sont des bateaux qui n’ont pas l’habitude de passer autant de temps sur l’eau, sans escale, sans un gros entretien. Ses limites, je ne les connais pas. Il faut faire attention, être à son écoute, et à des moments, se mettre pratiquement à l’arrêt, avant de réaccélérer derrière quand les conditions le permettent. Il y a pas mal de pièces qui commencent à s’abîmer ou se cassent. Parfois, je peux l’anticiper, parfois non… ». [caption id="attachment_212288" align="aligncenter" width="500"] Après son avarie de safran, MACSF lui aussi fatigue après 90 jours de mer. © A. Vrac[/caption] « Je ne réalise pas encore ce qui est en train de se passer, je préfère arriver avant de me dire que oui, j’ai vraiment fait ce tour du monde dans ce sens-là et que le pari est réussi. Je sais qu’il est osé. Quand je vais passer la ligne, ça va être un vrai soulagement, beaucoup de choses vont se relâcher en moi parce que je suis sous pression en permanence, j’ai l’impression d’avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête et qu’à n’importe quel moment, tout peut s’arrêter. Si proche du but, ce serait quand même dommage. Mais ça ne va pas se finir comme ça, je suis un éternel optimiste, je sais que ça va bien se passer… mais je reste très prudent. » D’autant qu'entre sa position et la ligne d'arrivée, une dépression l’attend, avec pas mal de mer et du vent assez soutenu … Sources Communiqué de Presse

Retrouvez toute l’actualité avec Voile Magazine

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Dart 18
Arcachon Belle Plaisance
Arcachon Belle Plaisance
Yacht club de Dinard

Autres sports

Sponsored