Réglementation sur les antifoulings : Nautix, bon pour le service
0
1
Le sujet est technique, mais tout sauf anodin, aussi bien pour les fabricants de peinture sous-marine que pour les utilisateurs, depuis 2018 et l’entrée en vigueur du règlement européen sur les produits biocides (UE 528/2012).
En France, les fabricants doivent faire valider leurs formules par l’Agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES).
Laquelle se positionne en fonction des risques pour la santé humaine et l’environnement, mais aussi de l’efficacité des produits. Car l’antifouling a aussi des effets bénéfiques, que ce soit pour la performance des carènes (moins d’émissions de CO2) ou pour la non-prolifération d’espèces invasives sur les coques.
Il s’agit donc de bannir les produits dangereux comme les produits inefficaces, de balancer risques et bénéfices pour valider la mise sur le marché d’une formule.
La démarche, complexe, a été beaucoup plus longue que prévu, puisque les Autorisations de mise sur le marché (AMM), attendues pour 2020, ne commencent à arriver que maintenant.
Nautix est le premier en France à avoir reçu cette AMM valable pour 10 ans. Elle concerne ses gammes Formula + – pour les professionnels – et Yachting – pour les particuliers. Les premiers doivent désormais être certifiés par un organisme agréé (Certibiocide, 7 heures de formation). Quant aux seconds, ils vont pouvoir continuer à appliquer eux-mêmes leur antifouling.
[caption id="attachment_211110" align="aligncenter" width="500"] Nautix est le premier en France à avoir reçu cette AMM valable pour 10 ans. © Voile Magazine[/caption]

