Législation : Boire ou naviguer…
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En mai dernier, Benjamin, huit ans, était tué dans une collision avec un bateau de pêche pendant un cours d’Optimist sur le bassin d’Arcachon.
Le pêcheur naviguait à une vitesse évaluée à 15 nœuds à moins de 300 m du rivage et devant le club de voile. Il était sous l’emprise de stupéfiants (cocaïne) et de l’alcool.
Cédric Mano, père de Benjamin, a témoigné le 4 février dernier à l’Assemblée Nationale en soutien au projet de loi sur l’évolution de la législation sur la sécurité en mer porté par Sophie Panonacle.
La députée du bassin d’Arcachon milite depuis longtemps pour que l’homicide maritime soit puni de la même façon que l’homicide routier.
Car il existe aujourd’hui un vide juridique sur le sujet. Comme sur la route, les gendarmes et autres autorités maritimes peuvent faire des contrôles en mer, mais les choses en restent là.
En l’absence de délit de navigation en état d’ivresse ou sous l’emprise de stupéfiants, ils ne peuvent ni arrêter le chef de bord ni confisquer le navire en cas de résultat positif.
Le but du projet de loi est de mettre fin à cette impunité, pour les professionnels comme pour les plaisanciers.
Sophie Panonacle demande une adoption rapide du texte pour une application dès la saison 2026.
Les parents de Benjamin, de leur côté, ont mis en ligne une pétition de soutien au texte sur le site change.org pour ceux qui veulent soutenir cette action.
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