Voilier : Quel type de chauffage choisir ?
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Il est capital pour la réussite d’une navigation hivernale. On aime la chaleur qu’il diffuse dans le carré et les cabines et on chérit sa faculté à assécher l’air ambiant. Un atout précieux, tant pour les équipiers en mer ou à l’escale que pour les aménagements et les équipements du bord qui vieilliront bien moins vite.
Plusieurs choix s’offrent aux plaisanciers pour chauffer leur voilier, mais tous puisent leur énergie dans le réservoir de gasoil.
Il y a évidemment le poêle qui deviendra une pièce maîtresse à bord, mais il est réservé aux voiliers disposant d’espace, et oblige aussi au montage d’une cheminée. C’est chic, mais pas très pratique.
La seconde solution passe par un corps de chauffe discret, installé dans un coffre, qui va chauffer soit de l’air qui sera pulsé dans les aménagements par de larges gaines soit via un circuit fermé de liquide antigel circulant dans de petites durites. La transmission de la chaleur dans l’air ambiant passera alors par des échangeurs thermiques : radiateurs classiques ou échangeurs ventilés.
sera transmise à l’air ambiant par un radiateur © DR[/caption] La tuyauterie du circuit fermé est la même qu’à la maison (diam. 16 mm) : discrète et flexible, capable de se faufiler dans les fonds jusqu’à la cabine avant quelle que soit la taille du voilier. Comme pour un système de chauffage central domestique, la chaleur sera transmise à l’air ambiant par un radiateur (ou un sèche-serviette), et/ou par un échangeur thermique ventilé. Dans le premier cas, l’installation est ultra-silencieuse, mais elle nécessite de la place (photo ci-dessus). Dans le second cas, l’échangeur ventilé est installé dans un des coffres de la cabine ou du carré derrière une grille. Le système est alors plus sonore, mais un thermostat gère automatiquement sa mise en route et son arrêt dans chacune des zones équipées. Le même circuit fermé peut être connecté au ballon d’eau chaude pour fournir de l’eau chaude sans qu’il soit nécessaire de faire tourner le moteur. [gallery columns="2" ids="210526,210524"]
Une installation parfois complexe
Les deux technologies ont chacune leurs avantages et leurs inconvénients. Le chauffage à air pulsé est léger et le circuit de diffusion de l’air est simple, se terminant par des bouches d’aération à clapet. La montée en température est rapide. Cependant, le passage des gaines de fort diamètre dans les aménagements est encombrant et il peut être complexe. Un professionnel comptera environ 35 heures de labeur pour une installation dans un voilier de 38 à 40 pieds. L’installation d’un chauffage à eau demandera un peu plus de temps (env. 44 heures) mais le système est plus discret (un simple circuit fermé de durites transportant du liquide de chauffage antigel). Certes un peu plus lourd, il est plus polyvalent. Chaque cabine ayant alors son propre thermostat, on régule mieux la température et le circuit de liquide de chauffage peut aussi chauffer l’eau du chauffe-eau. Inutile alors de démarrer le moteur. Les deux systèmes sont proposés par les grands noms du chauffage : Webasto et Eberspaecher, mais il faut regarder avec attention les produits Autoterm, qualitatifs et bien moins chers. A titre d’exemple, le chantier du Redo a facturé 14 267 € pour l’installation d’un chauffage à air pulsé de 4 kW - cinq bouches de diffusion sur un RM 1070.-
Les chaudières à circulation d'eau
sera transmise à l’air ambiant par un radiateur © DR[/caption] La tuyauterie du circuit fermé est la même qu’à la maison (diam. 16 mm) : discrète et flexible, capable de se faufiler dans les fonds jusqu’à la cabine avant quelle que soit la taille du voilier. Comme pour un système de chauffage central domestique, la chaleur sera transmise à l’air ambiant par un radiateur (ou un sèche-serviette), et/ou par un échangeur thermique ventilé. Dans le premier cas, l’installation est ultra-silencieuse, mais elle nécessite de la place (photo ci-dessus). Dans le second cas, l’échangeur ventilé est installé dans un des coffres de la cabine ou du carré derrière une grille. Le système est alors plus sonore, mais un thermostat gère automatiquement sa mise en route et son arrêt dans chacune des zones équipées. Le même circuit fermé peut être connecté au ballon d’eau chaude pour fournir de l’eau chaude sans qu’il soit nécessaire de faire tourner le moteur. [gallery columns="2" ids="210526,210524"]
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- Autoterm Flow 5D (5D-12V) Prix 680 €
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Les poêles traditionnels
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- Prix à partir de 1 272 euros
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Les chauffages à air pulsé
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- Spécialiste international du chauffage embarqué, Webasto propose sa série Airtop de 2 à 5 kW pour répondre à tous les besoins de chauffage à basse consommation de tout type d’unité de 7 à 14 m. Prix à partir de 1 979 euros
- Disponible de 2 à 8 kW, la gamme homologuée Autoterm à air pulsé est proposée en kits complets aux tarifs inédits. L’appareil est fourni prêt à la pose avec tous ses accessoires, dont un panneau de contrôle (numérique ou analogique). Prix de 740 à 1 140 euros selon le modèle
- Autre grand spécialiste du chauffage mobile, Eberspaecher décline une gamme complète Airtronic à air pulsé, de 2,2 à 5,5 kW, adaptée à toutes les unités et sobre en énergie. Prix à partir de 2 239 euros

