Figaro. Un plateau relevé en 2026 !
La saison de la Classe Figaro Beneteau2026 s’ouvrira officiellement avec la Solo Guy Cotten du 7 au 14 mars. Elle sera marquée à la fois par le retour de skippers expérimentés, venus se confronter à une jeune génération toujours plus compétitive, mais aussi par l’arrivée de navigateurs issus d’autres supports, témoignant de l’attractivité grandissante de la classe.
Référence incontestée de la course au large, la Classe Figaro Beneteau confirme une nouvelle fois son statut avec un plateau particulièrement relevé en 2026. Avec son programme de courses exigeant à bord du monotype Figaro Beneteau 3, « l’École des légendes » forme des marins complets, capables d’enchaîner les épreuves à un rythme soutenu et de repousser constamment leurs limites pour se distinguer. Ses deux circuits complémentaires, l’Académie Figaro Beneteau et le Championnat de France Elite de Course au large, offrent une occasion unique de confrontations entre jeunes talents et navigateurs confirmés, favorisant la transmission et l’apprentissage. C’est l’esprit « Figaro » : exigence, engagement, excellence, partage et convivialité.
Retour au combat
Tous sont unanimes, il est toujours intéressant de revenir se frotter au circuit Figaro Beneteau, un circuit exigeant et intense qui a vu naître les plus grands marins. Et c’est avec la plus grande humilité que ces anciens animateurs du Championnat de France Elite de Course au large reviennent cette année, après avoir usé leurs cirés sur le Vendée Globe ou la Route du Rhum.
Pour preuve, Nicolas Lunven, double vainqueur de la grande classique, avoue même se sentir de nouveau bizuth ! « Le niveau est extrêmement élevé, avec une flotte jeune, talentueuse, affamée. Je suis heureux de revenir dans cette classe qui m’a construit comme marin et qui m’a appris l’exigence, la rigueur, la remise en question permanente, mais aussi l’engagement et le goût de l’effort », explique le skipper de PRB.
Autre double vainqueur de la Solitaire du Figaro, Yoann Richomme, qui a repris les entraînements dès la fin janvier à bord de son Figaro Paprec, ne dit pas autre chose : « J’ai un lien très fort avec cette série. J’apprécie son niveau sportif, son exigence et sa capacité à faire émerger en permanence de nouveaux talents ».
Quant à Jérémie Beyou, qui participera aux courses de début de saison en attendant la mise à l’eau de son Imoca Charal en juin, il explique : « Mon objectif est de préparer la Route du Rhum et je considère qu’il faut sans cesse s’entraîner et se confronter, quel que ce soit le support. Le Figaro Beneteau 3 est le meilleur pour ça car il oblige à être bon sur tous les basiques : les réglages, le positionnement, l’assiette du bateau, la répartition des masses, les manœuvres, prendre un bon départ… De plus, il y a un gros niveau sur le circuit Figaro Beneteau, c’est intense sur l’eau, c’est tout ça que je viens chercher. »
La jeune garde mobilisée
Présents sur le circuit depuis quelques saisons, ils se sont très vite fait remarquer par leur talent et leur engagement. A commencer par Tom Goron, l’un des plus jeunes du plateau, qui participera à sa troisième Solitaire à seulement 20 ans. Cette pépite de la course au large est à surveiller, son instinct et sa détermination devraient le porter haut : « L’année dernière, j’aurais pu faire une très belle Solitaire.. J’ai donc envie de monter mon niveau de jeu pour réussir une course de bout en bout. »
Et on peut affirmer qu’ils attendent les anciens cadors de pied ferme, à l’image d’Arno Biston (Article 1), pur produit de l’Académie Figaro Beneteau, entré il y a seulement 3 ans, qui boucle la Solitaire du Figaro Paprec 2025 en troisième position : « Les voir revenir me conforte dans l’idée que ma démarche est la bonne : faire mes armes en Figaro avant de chercher à naviguer sur des projets plus gros. Ce qui est chouette aussi c’est de voir que le circuit leur paraît toujours aussi attirant. C’est un vrai signe que la Classe Figaro Beneteau est importante et c’est super pour nous d’avoir la chance de naviguer contre des marins de renom. Et puis, c’est bien qu’ils viennent se mettre à la page ! ».
Autre représentant de cette jeune garde, Jules Ducelier, deuxième du Championnat de France Elite de Course au large en 2025, revient avec beaucoup d’envie : « La Classe Figaro Beneteau est la seule classe monotype dans le monde de la course au large. Cela donne des courses très intenses, c’est cela que l’on vient chercher. Avec le retour d’anciens cadors du circuit cette année, la saison et la Solitaire vont être encore plus denses et disputées. Se mesurer à eux va être sacrément motivant. »
Le défi des bizuths
Qu’ils viennent du circuit Mini, Class40 ou de la voile légère, tous sont prêts à engranger un maximum d’expérience et à défier les meilleurs. A l’instar de François Jambou, vainqueur de la Mini-Transat en 2019, qui, après plusieurs années à entraîner et transmettre, revient à la compétition en intégrant le circuit Figaro avec son partenaire Yuman.io. L’occasion pour ce Concarnois de s’offrir « un défi stimulant en revenant à la compétition ! Je change de perspective en gardant la même intention : progresser, performer et me confronter aux meilleurs. »
Le Normand Pierrick Letouzé, lui, débarque directement du circuit Class40 : « J’ai toujours suivi avec beaucoup d’attention la Solitaire du Figaro. Et étant de Cherbourg, j’ai été influencé par Alexis Loison qui est un super ambassadeur du circuit Figaro Beneteau. C’est une école de l’excellence, la monotypie y est pour beaucoup, c’est le marin qui fait la différence, je pense que je vais prendre beaucoup d’expérience tout au long de la saison. Même si j’ai pas mal navigué en Class40, j’arrive avec beaucoup d’humilité car le Figaro Beneteau 3 est un support que je découvre et je pense qu’il faut beaucoup d’expérience pour être performant. Je suis aussi super content que de grands marins reviennent se confronter aux jeunes. On a beaucoup à apprendre d’eux et ça va être cool de tirer des bords ensemble. J’ai hâte de commencer ! »
Le bizuth Paul Loiseau, skipper de Région Bretagne CMB Espoir, lui, a peu d’expérience du large et n’a jamais passé une nuit en mer en solitaire, son objectif de la saison est donc avant tout de prendre ses marques. Ce Breton de 21 ans, habitué de l’inshore et du match-race, explique : « Je me retrouve parfaitement dans la monotypie de la Classe Figaro Beneteau, je ne navigue que sur des monotypes depuis que j’ai commencé la voile. Le fait que ce soit le marin qui fait la différence rend le niveau très élevé. Cela fait des années que la Classe n’a plus rien à prouver à ce sujet. En plus, avec tous ces grands marins expérimentés qui reviennent, ça va vraiment être une super expérience et une super saison. C’est vraiment top pour un jeune de naviguer au contact de ces légendes. »
A mentionner également, l’arrivée, parmi la douzaine de bizuths cette année, de Quentin Mocudet, deuxième de la dernière Mini Transat en série, de Jocelyn Creswell, skipper anglais qui, après avoir participé au Défi Paprec en 2025 avec son partenaire, l’a convaincu de le suivre sur le Championnat de France Elite de Course au large, d’Ivica Kostelic, skieur alpin croate, champion du monde de slalom en 2003, vainqueur du globe de cristal en 2011 et 4 fois médaillé d’argent, qui vient se frotter au Figaro Beneteau 3 après avoir participé à la Route du Rhum en 2022, ou encore de Thomas Dinas, ancien participant au Tour Voile, qui s’aligne cette année sur toutes les courses de l’Académie Figaro Beneteau.
Une saison 2026 qui s’annonce une nouvelle fois passionnante ! Et si la nouvelle génération affiche ses ambitions, l’expérience des anciens pourrait leur donner du fil à retordre. « Le Figaro, c’est comme le vélo, ça revient vite ! », sourit Yoann Richomme, deuxième du dernier Vendée Globe. Le décor est planté.

