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Le Belem se refait une beauté à Saint-Nazaire pour préparer la saison de ses 130 ans

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Le Belem achève une phase de travaux hivernaux, indispensables à la conservation de ce monument historique vieux de 130 ans, avant de reprendre la mer pour sa saison de navigation et de stages à partir du 1er mars. Sorti de cale sèche, le navire subit actuellement ses dernières retouches à Saint-Nazaire.  Les stages 2026 sont déjà complets à hauteur de 80 %. Le Belem, ce trois-mâts si chéri par les Français (et bien plus encore), se prépare à reprendre la mer pour débuter une nouvelle saison. Et pas des moindres : celle de son 130ème anniversaire. Ces grands travaux toucheront d'ici quelques jours à leur fin. Le Belem a quitté la cale sèche après plusieurs mois de chantier, mené par Eiffage Énergie Systèmes. Il passe désormais ses derniers jours à Saint-Nazaire pour poursuivre son hivernage et finaliser quelques travaux plus légers. Et pour cause, le lancement de la saison est prévu pour le 1er mars, où des jeunes en insertion embarqueront pour vivre la folle aventure Belem.

Un entretien permanent

S'il a des allures si majestueuses avec ses boiseries d'époque et son savoir-faire traditionnel, c'est bien parce que ce navire est chouchouté. Son entretien est continu. Cette année, plusieurs opérations ont été menées, notamment sur des portes étanches et sur le safran. Une pièce de chaudronnerie complexe a été refaite, un travail particulièrement délicat sur "un navire où rien n’est standard", explique Aymeric Gibet, le capitaine. Avant de souligner toutefois la forte mobilisation des équipes lorsqu’il s’agit du Belem, tant c'est un "navire attachant". La cale sèche a permis de reprendre la peinture et de travailler sur des zones inaccessibles en navigation, notamment sous la ligne de flottaison. À cela s’ajoutent des interventions techniques conséquentes : soudures, grutage, électricité ou maintenance de la salle des machines. "Comme tout navire, c’est la propulsion qui compte", rappelle le capitaine. [caption id="attachment_210324" align="aligncenter" width="500"] Le Belem subit ses dernières retouches à quai à Saint-Nazaire. © Léna Binelli[/caption] Mais l’entretien ne se limite pas aux grands chantiers. À bord, l’équipage a pris en charge l’intégralité du calfatage du pont supérieur, le spardeck, afin d’assurer l’étanchéité du bateau. Des gestes traditionnels : décalfater et recalfater, restent indispensables, même associés à des matériaux modernes pour assurer la longévité de ce géant à voiles. Avant son départ, l’étanchéité du flotteur sera contrôlée compartiment par compartiment. Le Belem doit également passer sa visite annuelle du Bureau Veritas, le "contrôle technique" des bateaux, étape indispensable pour obtenir les agréments nécessaires à sa navigation. [caption id="attachment_210327" align="aligncenter" width="500"] Le programme des navigations 2026 du Belem. © Fondation Belem[/caption] En navigation, seuls des travaux compatibles avec l'exploitation du navire sont réalisés. "On ne peut pas se permettre d’engager des gros travaux qui bloqueraient le navire", explique le capitaine. L’équipage se concentre alors sur les vernis, les réparations de poulies ou les petites interventions sur les voiles. "On n’aura jamais vraiment fini les travaux", résume-t-il, rappelant qu’un navire de cet âge ne peut rester une année sans entretien.

"Préserver son savoir-faire"

Si certaines évolutions technologiques ont été intégrées au fil des années, notamment en matière de communication (Starlink depuis deux ans, notamment), d’autres aspects restent volontairement inchangés. La particularité de ce navire est qu'il préserve son âme et son histoire tout en l’inscrivant dans son époque. Des détails d'époque sont toujours visibles pour ceux qui connaissent son histoire et ses anciennes vies britanniques et italiennes. "La seule chose qui ne change pas intrinsèquement, c’est vraiment l’entretien du gréement", explique le capitaine. Racloir, pinceau et vernis demeurent les outils essentiels, et le gréement conserve un fonctionnement volontairement exigeant.
"Si on le modernise trop, si on met trop d’aide à la conduite du navire, on va perdre le côté ancestral", prévient le capitaine.
L’objectif est donc de trouver un équilibre : permettre au Belem de répondre aux exigences actuelles de sécurité, tout en conservant un mode de navigation fidèle à son histoire et au savoir-faire qui font sa singularité. Après ces dernières finitions à Saint-Nazaire, le trois-mâts reprendra la mer pour assurer sa mission de navire-école et de témoin vivant du patrimoine maritime, dès le 1er mars, pour un convoyage de Bayonne à Barcelone.

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