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Trophée Jules Verne. Une prouesse collective pour Thomas Coville

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En devenant ce dimanche 25 janvier 2025 l’équipage le plus rapide autour du monde, Thomas Coville, Benjamin Schwartz, Frédéric Denis, Pierre Leboucher, Léonard Legrand, Guillaume Pirouelle et Nicolas Troussel s’offrent un record qui n’avait plus été battu depuis neuf ans et treize tentatives. Ce temps de 40 jours, 10 heures et 45 minutes et 50 secondes* appartient désormais à l’histoire.  Leur cohésion, leur abnégation et leur humilité tout au long de ce tour du monde sont les meilleures illustrations des valeurs insufflées au quotidien par Sodebo. Ce succès célèbre le collectif, l’audace, la solidarité et la fidélité, ce que défend Sodebo avec passion en course au large depuis 1998.

La prouesse collective par Thomas Coville :
« Un projet comme ça, c’est le projet d’une vie. On voit passer les années, les échecs, les constructions pour aboutir à ce graal. Quand on le réalise avec des personnes d’univers différents, qui acceptent de se battre avec la même envie et la même détermination, c’est fantastique. On vit ça très rarement dans une vie. Je tiens à remercier l’équipe technique pour tout le travail en amont. Sodebo Ultim 3 est devenu le premier Ultim à boucler le tour du monde sans s’arrêter. Et jusqu’à la dépression Ingrid, on n’a quasiment rien abîmé sur le bateau ! À bord, dans notre petite capsule, il y a une forme de respect qui nous a tous animés et qui nous a permis d’aller au bout. Et à l’arrivée, il y a une incroyable joie collective. »

Le départ et la descente de l’Atlantique par Benjamin Schwartz :
« Le départ, ça a été le premier choix difficile de ce tour du monde. Au cours de la semaine précédente, on a décidé de ne pas prendre la fenêtre météo. Et le samedi, Philippe Legros (responsable de la cellule routage) nous dit que c’est vraiment une belle opportunité. Le lendemain, on regarde et on se dit « on n’a pas le choix, il faut y aller ». L’équipe technique a fait un incroyable travail, on a tout chargé dans le bateau et on est partis le lundi (15 décembre). Et l’avance qu’on a eue à l’équateur (4 jours 4 heures 2 min 25 sec) a été un trésor. Ça a été déterminant pour battre le Trophée Jules Verne. »

Le passage des caps par Léonard Legrand :
« À chaque cap, il y a toujours beaucoup de joie et d’émotions. Mais c’est rapide parce qu’il y a toujours du travail et qu’il ne faut pas s’assagir ! Quoi qu’il en soit, ce sont de supers moments à vivre. Nous avons eu la chance à chaque point intermédiaire de marquer un nouveau temps de référence, sauf à l’antiméridien. À chaque fois, on le voyait s’afficher sur Wikipedia. C’est très symbolique, comme en Formule 1 quand on allume les secteurs violets… Mais ce sont des souvenirs qui resteront ! »

Le cap Horn par Nicolas Troussel :
« Le cap Horn, c’était magique, un grand moment. On a eu de la chance de passer de jour, avec du gros temps. On a pu passer un peu de temps dehors pour l’admirer. Dans la vie d’un marin, c’est un moment très fort et un aboutissement. Et puis ça nous a permis de passer du temps tous ensemble parce que finalement, on se croise plus qu’autre chose entre les quarts. »

La remontée de l’Atlantique Sud par Guillaume Pirouelle :
« Quand on franchit le cap Horn, on a tendance à se dire qu’on est bientôt arrivé mais Thomas nous avait prévenu qu’il ne fallait pas nous relâcher. Les routages ont été pessimistes jusqu’à l’équateur, on se disait qu’on allait perdre notre avance. Il a fallu s’accrocher. On a réussi à passer deux transitions mieux qu’attendu, ce qui nous a permis d’être un peu plus rapide qu’espéré. Mine de rien, ça faisait plus de 30 jours qu’on naviguait et le bateau commençait à fatiguer. On a eu une frayeur avec la casse de l’armure de J0 qui aurait pu avoir de plus graves conséquences. Mais on a su garder le rythme ! »

La dépression Ingrid et l’arrivée, par Frédéric Denis :
« Nous avions déjà plus de 35 jours de mer et on avait réussi à conserver de l’avance par rapport à IDEC Sport. La remontée dans l’alizé a été rapide mais chahutée. Ensuite, nous avons dû faire face à la dépression Ingrid qui nous barrait la route. Ce n’était vraiment pas facile à négocier et il y avait forcément de l’appréhension à ramener le bateau en un seul morceau. On sentait les vagues virulentes contre la coque et on sait que cela peut arracher des morceaux du bateau. On a su faire les bons choix et garder notre sang-froid. Ça nous a permis de tenir bon jusqu’au bout et de nous offrir ce record ! »

La joie de l’arrivée, par Pierre Leboucher :
« Ça fait vraiment du bien d’arriver ! Les dernières heures ont été compliquées à cause du passage de la tempête. Nous avions tous confiance dans le bateau mais on savait aussi que la casse pouvait survenir à tout moment. Mais on a tenu bon jusqu’au bout. Globalement, ça s’est toujours très bien passé entre nous, même si on a vécu 40 jours dans une petite zone de vie. Nous étions tous concentrés sur l’objectif, c’était vraiment chouette ! Tous nos proches sont venus, j’ai de la famille de Paris, des amis de Toulouse, mes voisins… Avec l’accueil du public, la chaleur humaine qu’on a ressentie ici à Brest, c’est juste incroyable et très émouvant ! »

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