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Technique : Les pompes de cale manuelles

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Comme leur nom l’indique, les pompes manuelles fonctionnent sans électricité, grâce à l’énergie musculaire de l’opérateur qui agit sur son levier. Elles complètent utilement les pompes électriques en cas de rupture de l’alimentation, fréquente en cas d’envahissement des fonds. [caption id="attachment_209154" align="aligncenter" width="500"] Simples et très sûres, les pompes manuelles fonctionnent sans autre énergie que celle de l’opérateur. © Moteur Boat Magazine[/caption] Le levier (ou bringuebale) actionne une membrane souple, peu sensible aux débris qui ne manquent pas de flotter dans l’eau des fonds. Le débit, de l’ordre de un litre par cycle, dépend bien sûr de l’énergie de l’opérateur, fixée par la norme Iso sur la base de 45 coups par minute. La capacité théorique monte alors à 2 700, voire 3 600 litres à l’heure, soit des performances similaires aux pompes électriques courantes (hors modèles spéciaux à très haut débit). Les pompes à double effet ont l’avantage d’évacuer l’eau à l’aller comme au retour du levier. [caption id="attachment_209152" align="aligncenter" width="500"] Avec un nombre de pièces réduit, les pompes manuelles sont très fi ables et leur maintenance est minimale © MOteur Boat Magazine[/caption] Pour ne pas transformer la manipulation de la pompe en séance de torture, il faut soigner son installation en plaçant l’opérateur dans une position, debout ou assise, la plus confortable possible, afin d’engendrer un minimum de fatigue. Un levier placé au fond du cockpit, comme on le voit trop souvent, oblige à travailler à genoux ou le dos courbé, une position intenable dans la durée. La manœuvre doit aussi être accessible aux gauchers ou réalisable des deux mains. L’accès aux valves et au diaphragme de la pompe doit être le plus rapide possible pour retirer d’éventuels débris coincés à l’intérieur.

Une installation sous contrainte

Protégé par une crépine, le point d’aspiration doit être placé au niveau le plus bas de la coque, soit le plus souvent à l’arrière, au fond du V de la carène. Attention au compartimentage des fonds qui empêche tout ou partie de l’eau de se concentrer au point de collecte. Les compartiments indépendants devront alors disposer chacun d’une prise d’aspiration. Le point d’évacuation doit être situé à une trentaine de centimètres au minimum au-dessus de la flottaison, avec une tuyauterie annelée résistante à l’aspiration et la plus courte possible entre la crépine et l’évacuation. [caption id="attachment_209151" align="aligncenter" width="500"] L’installation d’une pompe de cale manuelle, doit répondre à des contraintes
d’implantation des points d’aspiration et d’évacuation pas toujours faciles à résoudre. © Moteur Boat magazine[/caption] À l’exception d’un nettoyage périodique, la pompe de cale manuelle ne demande aucun entretien, contrairement aux fonds qui se transforment au fi l du temps en pelle à poussières, accumulant cheveux, allumettes et autres morceaux de papier susceptibles de bloquer, au plus mauvais moment bien sûr, la crépine de la pompe. Mieux vaut prévenir que guérir… Les pompes manuelles sont réputées pour leur extrême robustesse, mais on peut, par précaution, emporter des clapets et une membrane de rechange [caption id="attachment_209153" align="aligncenter" width="500"] Complément obligatoire d’une pompe non immergée, la crépine, située en principe au point le plus bas de la carène (puisard conseillé), protège la pompe de cale d’un blocage dû aux débris. © Moteur Boat Magazine[/caption]

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