The Famous Project CIC a opéré avec succès le débordement par le nord d'une dépression musclée. Elles sont passées, à grands coups d’empannages, d'un vent de Sud à un flux de nord nord-ouest en avant de cette perturbation australe qui les a propulsées en droite ligne vers les rivages chiliens, et à très court terme vers le cap Horn.
Le point Nemo dans le sillage
Elles ont laissé, vendredi 2 janvier, en leur bâbord le point Nemo, ce "pôle maritime d’inaccessibilité", la position géographique, située en plein milieu de l'Océan Pacifique, qui indique le point le plus éloigné de toute terre.
Les filles de
The Famous Project CIC sont à présent les seules navigatrices à être parvenues si loin dans un
Trophée Jules Verne.
Et pour cause, elles ont aussi dépassé le lieu précis aux relents de drame où, il y a 27 ans, le premier équipage 100% féminin, celui de la Britannique
Tracy Edwards, voyait ses rêves de tour du monde historique s’effondrer en même temps que le mât de leur catamaran
Royal&Sun Alliance.
Samedi 3 janvier, l’océan Pacifique a offert aux huit femmes du Famous Project CIC un répit dans leur course vers le cap Horn. La traversée d’une soi-disant zone de transition, avec peu de vent, derrière un centre de haute pression se déplaçant vers le nord, a été achevée à un rythme très lent, le compteur de vitesse du gigantesque trimaran descendant brièvement sous les 5 nœuds.
Ce ralentissement n’inquiéta pas trop
Alexia (Barrier), Dee (Caffari), Annemieke (Bes), Rebecca (Gmür Hornell), Deborah (Blair), Molly (LaPointe), Támara (Echegoyen) et Stacey (Jackson), confiantes qu’un vent nord régulier reviendrait à l’aube, soufflant sur le côté bâbord du bateau.
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Les filles de The Famous Project CIC sont à présent les seules navigatrices à être parvenues si loin dans un Trophée Jules Verne. © Jean-Marie Liot[/caption]
Dernière pause avant le cap Horn
Avec le bateau enfin à plat sur une mer calme, la fureur des vagues et le sifflement des coques momentanément oubliés, les huit femmes ont profité d’une pause bienvenue dans leur routine quotidienne tumultueuse.
Elles ont patiemment positionné leur maxi trimaran, effectuant pas moins de quatre évasions hier, samedi 3 janvier, afin d’atteindre des zones plus turbulentes et de continuer à gagner du terrain au sud, en direction du célèbre cap Horn, désormais à 1 100 miles, qui les forcera à atteindre 56 degrés de latitude sud.
The famous projet CIC profitera aujourd’hui d’un nouveau système de basse pression pour prolonger sa trajectoire vers l’est et naviguer aussi longtemps que possible dans les vents d’ouest, avant un autre virage derrière le front.
Les derniers itinéraires proposés par Christian Dumard suggèrent un passage le mardi 6 janvier, aussi près que possible du célèbre rocher que chacune des filles, de la plus expérimentée de ces eaux, Dee Cafarri, à la débutante Rebecca Gmuer, espère voir en plein jour.
J-1 avant le Cap Horn.
Sources Communiqué de presse