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JO. Le Maxi Banque Populaire XI amarré à Pointe-à-Pitre après la traversée de la flamme olympique

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JO. Le Maxi Banque Populaire XI amarré à Pointe-à-Pitre après la traversée de la flamme olympique

Mission accomplie pour Armel Le Cléac’h et Sébastien Josse avec leur équipage de choc. Le Maxi Banque Populaire XI s’est amarré à Pointe-à-Pitre après plus de 7 jours en mer devant une foule venue en nombre. Le Relais des Océans a été à la hauteur de ses ambitions, de l’effusion de joie à Brest au départ le 7 juin à l’accueil mémorable des Guadeloupéens ce samedi matin. Dans une ambiance de fête, l’équipage longuement applaudi, a eu le droit à un accueil inoubliable et riche en émotions. Il a contribué à amener la Flamme Olympique de Paris 2024 aux Antilles tout en portant un message fort en matière de préservation des milieux aquatiques.

Cette traversée a également permis de mettre en valeur l’excellence à la française à travers quatre personnalités : Marie-José Pérec, Marine Lorphelin, Alexis Michalik et Hugo Roellinger. Aux côtés des marins Armel Le Cléac’h, Sébastien Josse et du mediaman Tanguy Conq, ils ont participé à rapprocher les territoires, à sensibiliser sur la préservation des océans et à promouvoir les valeurs de l’olympisme. Ils ont veillé sur la Flamme Olympique de Paris 2024 et partager leur aventure avec le plus grand nombre dont nombre d’écoliers. Ces équipiers à part racontent une aventure qui restera gravée à jamais.

Marie-José Pérec : « au-delà d’un rêve éveillé »
Triple médaillée d’or aux Jeux Olympiques
« Cette traversée a été une grande aventure humaine, un challenge unique avec beaucoup de partage et d’émotion. Il y a eu la découverte des autres équipiers, de la navigation et de tous les petits plaisirs du bord. Armel (Le Cléac’h) et Sébastien (Josse) ont été très pédagogues, ils ont su nous emmener dans leur univers. On a tous appris énormément. Ce n’est même pas un rêve éveillé, ça va au-delà de ça. Il n’y a pas de mot pour exprimer à quel point c’est extraordinaire. C’est un honneur de pouvoir amener un morceau des Jeux Olympiques en Guadeloupe sur ce territoire où tant de champions et championnes ont grandi. J’ai un pincement au cœur parce que mes parents et ma grand-mère qui m’ont tant aidé à devenir qui je suis, ne sont plus là pour vivre ce moment. Il y a donc forcément quelques larmes et de la fierté à revenir à la maison avec un tel symbole. »

Marine Lorphelin : « une aventure qui avait beaucoup de sens »
Médecin, ex-Miss France
« Ça a été une aventure extraordinaire, réussie, enrichissante à tous les points de vue. On a beaucoup appris sur l’océan, sur le milieu de voile et sur nous-mêmes. Au départ, il y a eu ce cocktail d’émotions très fort avant de partir vers l’inconnu. Ce n’était pas évident à gérer émotionnellement et physiquement, d’autant que j’ai eu le mal de mer. J’ai essayé de m’accrocher, de lutter, j’avais envie de participer à la vie à bord. Après 36 heures difficiles, j’ai commencé à aller mieux, j’ai profité davantage et ça a rendu mon aventure encore plus belle. Cette traversée avait beaucoup de sens en faisant le lien entre les territoires, en respectant l’environnement mais aussi à travers la communication vers le grand public et les écoliers qui nous ont suivi. Ces moments de partage et de transmission étaient vraiment très chouettes ! »

Alexis Michalik : « on a vécu une histoire de science-fiction »
Dramaturge, metteur en scène
« C’était extraordinaire. J’étais parti avec des appréhensions, l’idée que ça allait être dur. Mais au bout de deux jours, j’ai eu l’impression d’être ailleurs. J’ai découvert que j’avais le pied marin, que j’étais comme un poisson dans l’eau. L’équipage était drôle, intéressant, passionnant et la mayonnaise a rapidement pris entre nous. J’ai l’impression d’avoir vécu une distorsion du temps à bord de ce bateau qui ressemble à un vaisseau spatial volant au-dessous de l’eau. À plein d’égard, on a vécu une histoire de science-fiction, une semaine dans un espace qui s’appelait l’océan. C’est une expérience dont je me souviendrai toute ma vie. »

Hugo Roellinger : « nous étions en lévitation »
Chef doublement étoilé
« Cette aventure, c’est un rêve qui se réalise. On a vécu quelque chose d’incroyable, l’impression d’être sur un tapis volant pendant sept jours. Nous étions en lévitation à la fois physiquement et mentalement aussi : on a l’impression de s’être élevé, de s’être détaché de nos vies à terre. C’était une expérience très forte avec des moments de contemplation et des moments de grâce. On est au milieu de cette nature, on garde les images des nuages, de la mer, des couchers de soleil… Ça restera gravé toute notre vie. Ce voyage permet de replacer les curseurs sur notre vision de la vie, la manière d’en profiter, le respect de la nature. On est encore plus éveillé à la protection de cet élément, ça donne envie d’en prendre plus soin. Et puis ça aide à relativiser aussi : on n’est rien de plus qu’un poisson-volant »

Armel Le Cléac’h : « humainement, ça a été génial »
Skipper Banque Populaire
« Le bilan de cette aventure est très positif. Notre premier objectif, c’était de ramener la Flamme olympique dans les temps. C’était un pari, avec un timing à respecter mais nous avons eu la chance d’avoir une météo plutôt favorable jusqu’au bout. Le bateau a répondu présent aussi en n’ayant aucun problème technique ce qui nous a permis d’arriver sans stress en Guadeloupe. Humainement, ça a été génial. On a eu un super équipage, tout le monde a réussi à trouver ses repères. Nous avons l’habitude de mener le bateau à fond, de chercher les options météos pour la gagne. Mais finalement, on est allé assez vite (moins de 7 jours avant d’être en stand-by pour arriver ce samedi matin), ce qui est un super temps pour une transat. L’ambiance a été excellente, on a vécu quelque chose de fort. On va tous avoir un petit pincement au cœur à l’idée que l’aventure soit finie ».

Sébastien Josse : « que de la joie et des sourires ! »
Co- skipper Banque Populaire
« Au début, il y avait forcément un peu d’appréhension à partir avec des personnes qui n’étaient pas amarinées. Mais rapidement, tout s’est bien articulé : les timings à respecter, la météo, la fiabilité du bateau, l’ambiance à bord… Il n’y avait que de la joie et des sourires sur les visages ! Le facteur météo compte beaucoup, nous n’avons pas eu plus de 20 nœuds de vent et ça compte pour permettre à chacun de prendre du plaisir à bord. L’objectif, c’était aussi de partager notre rapport à l’océan. On a tenté d’atténuer le côté rugueux du multicoque pour qu’ils puissent profiter. Rapidement, tout l’équipage a ses petites habitudes et sent bien les mouvements du bateau. Avec Armel, nous sommes des compétiteurs, nous aimons être sur le fil mais c’est agréable de prendre le temps, de profiter différemment du bateau. »

Tanguy Conq : « j’ai pu observer un groupe se former »
Mediaman et vidéaste
« C’était vraiment une aventure exceptionnelle à plus d’un titre. Tu te rends compte que ça va être hors du commun quand tout le monde t’en parle avant et pourtant tu arrives quand même à être surpris. Humainement, c’était très fort avec deux cadors de la voile et des novices. J’ai pu observer ce groupe bien se former entre personnalités qui se sont avérés complémentaires. Ils ont tous fait preuve de beaucoup d’empathie, ce qui est primordial sur un bateau de course. Ça a été inspirant de les voir s’entraider de bout en bout. C’était ma première transat, un challenge dont je rêvais depuis longtemps. Mais sur un Ultim, ce n’était pas envisageable et ça restera comme un très grand souvenir. »

Source CP

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