Terrain synthétique au Cerey, extension du golf, arrêts de travail... Ce qu'il faut retenir du dernier conseil muncipal de Riom
Oublié le terrain hybride, un temps promis. Ce sera finalement un terrain synthétique qui va être créé au parc du Cerey. Réunis en conseil municipal, lundi, à la salle du Dumoulin, les élus ont voté l’attribution des marchés. Celui-ci sera construit en lieu et place de l’actuel terrain en terre battue et le terrain d’honneur sera refait, le tout pour un montant d’1,6 million d’euros hors taxe.
La réalisation de ce terrain synthétique a soulevé quelques remarques de la part des élus de l’opposition. Bruno Ressouche, notamment, s’est inquiété de la clôture qui sera réalisée autour de ce nouveau terrain.
« L’idée initiale du parc est d’avoir un terrain ouvert pour la promenade. Il y a quelques années, sous le mandat Zicola, nous avons clôturé le terrain d’honneur. Là, nous allons protéger le terrain synthétique - et il faut le protéger - mais cela va amputer le parc. »
Il souhaite que la qualité de cet espace vert qu’est le Cerey ne soit pas négligée au profit de cette nouvelle installation sportive.
« Si on veut avoir un terrain classé pour les compétitions, on a des normes à respecter », a répété Daniel Grenet, adjoint aux sports. « La ville dépose deux plaintes par semaine pour des dégradations sur les enceintes sportives de Riom », a renchéri Françoise Lafond, conseillère municipale déléguée aux affaires générales. Pierre Pécoul, le maire, a par ailleurs rappelé le projet d’extension du parc avec de nouvelles parcelles situées au sud de celui-ci.
Fonds d'initiatives scolaires. Boris Bouchet (Un nouveau souffle pour Riom) s’est dit en colère après la présentation des subventions (Pierre-Brossolette : 900 € en élémentaire et 600 € en maternelle ; maternelle René-Cassin : 500 € ; Jean-Rostand : 700 € en maternelle et 500 € en élémentaire ; Maurice-Genest : 350 €) qui vont être attribuées aux écoles publiques riomoises dans le cadre du Fonds d’initiatives scolaires : sur l’enveloppe de 5.000 euros, qu’il juge trop maigre, il venait d’apprendre que 2.000 euros avaient déjà été dépensés pour offrir un masque aux écoliers. « Ces sorties sont pédagogiques, ce ne sont pas des balades », s’est-il insurgé. « C’est l’Éducation nationale qui devrait prendre ces frais en charge. Les projets pédagogiques incombent à l’Éducation nationale et pas aux communes. C’est trop facile de se décharger », a répondu Pierre Pécoul.
Photo d'illustration Stéphanie Para.
Pour sa part, Véronique Lyon (Riom collectivement) a sorti sa calculette : elle relève que le taux de subventionnement par projet s’échelonne de 2 % (séjour à Toulouse par l’école élémentaire Pierre-Brossolette) à 65 % (cours de danse pour l’école Maurice-Genest).
Altercation dans les bus. Répondant à une question du public, Pierre Pécoul est revenu sur les altercations qui ont éclaté dans les bus du réseau RLV la semaine dernière. « Ce qu’il s’est passé est inadmissible », a tranché le maire. Mais le maire a élargi son propos, soulignant d’une part la trop grande proximité géographique entre les arrêts des bus scolaires et ceux des lignes grand public, d’autre part la nécessité de revoir le règlement. Il souhaite également que des véhicules plus grands puissent être mis en place aux heures les plus chargées même si, a-t-il rappelé, « ce n’est pas aussi simple que cela d’avoir un car du jour au lendemain par les temps qui courent. »
Mise à disposition des salles aux associations. Pierre Chassaing a présenté aux élus le bilan des mises à disposition des salles municipales. Au total, a expliqué le premier adjoint, les associations riomoises ont bénéficié gracieusement de quelque 25.000 heures de prêt des salles du Rexy Théâtre, de la salle Dumoulin, de la chapelle Saint-Don ou de salles de la maison des associations.
Par carte bleue. Très prochainement, un système de paiement par carte bleue va être mis en place pour les prestations de l’école de musique, de l’école d’arts plastiques mais aussi pour le service de l’état civil, en mairie. Jusqu’à présent, seuls les règlements par chèque ou en espèces étaient acceptés.
Photo d'archives
Les commerces ouverts les dimanches. Les élus riomois de la majorité ont voté pour que les commerces puissent ouvrir sept dimanches en 2022. Les dates retenues sont celles du premier dimanche des soldes d’hiver, le 16 janvier ; le dimanche du week-end de Riom Ville d’Artisans (date non encore fixée) ; les 4, 11 et 18 décembre. Ce sera le cas également pour le dimanche de la fête de la ville, le 26 juin, qui correspond aussi au premier dimanche des soldes d’été. Deux dimanches, dont la date n’a pas été fixée, serviront de date repli en cas d’annulation. Quatre membres de l’opposition ont voté contre, et autant se sont abstenus.
Arrêts de travail. Le chiffre, que Véronique Lyon (Riom collectivement) est allée puiser dans le rapport social unique, a fait réagir : la moyenne des arrêts de travail des agents de la ville de Riom était de 31 jours sur l’année 2020. « C’est énorme », fait remarquer l’élue. « Avec la crise sanitaire du Covid, on a forcément eu des arrêts longs qu’on aura sans doute moins les prochaines années », a avancé Michèle Grenet, adjointe en charge des solidarités locales. « On va vérifier ce chiffre et on vous dira ce qu’on va mettre en place », a souligné Pierre Pécoul.
Travaux de la RD 2009. Les travaux de la RD 2009, l’entrée sud de Riom, avancent au rythme prévu. « On a quelques remarques, mais pas trop, sur les temps de circulation », a expliqué le maire. Des démarches ont été entreprises pour repeindre la sculpture du carrefour Bardon.
Jean-Baptiste Ledys

