International U20 hollandais, amateur de hockey sur gazon, passionné de l'Irlande ; qui est Renger Van Eerten, le jeune 2e ligne du CAB
Une grande première. Voilà ce que va vivre, ce soir, le jeune 2e ligne du CAB, Renger Van Eerten. Et avec elle, ses obligations, comme le passage devant la presse, la veille de la rencontre. Un moment forcément un poil stressant même quand on mesure plus de deux mètres.
Ici, derrière Marc Dal Maso, Renger Van Eerten s'entraîne, depuis cette saison, avec le groupe pro
Pourtant, le Briviste ne s’est, comme sur les terrains, pas vraiment démonté. Et c’est finalement ce qui fait sa force, de croire en son potentiel et ne pas être de nature très inquiète. Une force de caractère puisée de ses nombreuses expériences dès son plus âge.
« Je suis né au Pays-Bas mais à six ans, je suis parti en Angleterre avant ensuite de vivre au Canada puis de revenir dans mon pays natal », explique, dans un parfait français Renger Van Eerten dont le papa est hollandais et la maman américaine.
Du rugby à 6 ans et du... hockey sur gazon au CanadaLe rugby, le joueur de 21 ans l’a découvert sur les terres natales de ce sport, en Angleterre, à l’âge de 6 ans. « J’étais dans une école privée où le rugby était obligatoire et finalement, j’ai très rapidement accroché », indique celui qui s’est aussi essayé au… hockey sur gazon, durant son expérience canadienne avant de revenir au ballon ovale à La Haye, le club de ses débuts. Là où il a encore tous ses potes qui se réjouissent de le voir réussir en Corrèze.
En Espoirs, le Hollandais s'est rapidement fait remarquer pour sa capacité à casser les plaquages et à jouer debout
« Je les ai eus cette semaine et ils sont très contents pour moi. Pour eux, c’est un rêve qu’ils ont de jouer en pro alors je me dois d’être à la hauteur. J’avoue que j’ai un peu de mal à dormir, je pense pas mal à ce premier match mais je n’ai pas de peur particulière. Je veux juste prendre du plaisir », confie l’international U20 hollandais repéré par un certain Goderzi Shvelidze.
Repéré par Obé Shvelidze lors d'un Pays-Bas - Russie« On avait joué la Russie qu’on avait dominée 42-0 je crois et “Obé” m’avait repéré. Je suis ensuite venu passer une journée de test et voilà comment je suis arrivé à Brive », s’amuse Renger Van Eerten qui avait, pour projet initial, de mettre le rugby entre parenthèses pour se consacrer à ses études.
« À Amsterdam, c’était dur de combiner mes études de droit et l’académie nationale. Je voulais venir faire ce test à Brive pour voir si je pouvais vraiment y arriver et désormais, je veux tout faire pour réussir dans le rugby », pose, droit dans les yeux, celui qui mène tout de même en parallèle des études dans la gestion et le commerce.
Passionné de l'Irlande avec son papaCadre de l’équipe Espoirs et appelé cet été avec le groupe pro pour affronter Valence Romans en préparation, le Hollandais va donc franchir un nouveau palier dans sa jeune carrière, ce soir. Un moment forcément très fort pour son papa, venu le voir jouer à Brive il y a quelques semaines.
Il avait joué, pour la première fois en équipe première, cet été, à Tulle, en préparation face à Valence Romans
« C’est lui qui m’a transmis cette passion. Il avait joué à l’armée et adorait ce sport. Et surtout l’Irlande. Pendant le Tournoi des VI Nations, on était toujours pour eux. On est d’ailleurs allés les voir jouer au Stade de France et aussi en Écosse », se rappelle, amusé, Renger Van Eerten qui, à cette époque, ne se doutait pas la moindre petite seconde que son premier match professionnel serait une rencontre européenne, avec un manager... irlandais.
Benjamin Pommier

