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Après près de 40 ans de cours de danse et fitness à Brioude, Caroline Chevalier va raccrocher

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Assise dans une des salles de danse, Caroline Chevalier prend une grande inspiration. Il est 18 heures. Dans 30 minutes, ses élèves vont arriver pour le cours de body tonic. "Il m’en reste encore peu à dispenser", glisse-t-elle.

Le 30 juin, après 39 ans de cours de fitness et danse, la dynamique professeure de sport va fermer la porte de cette salle qui l’a tant vue bouger. Danser. Transpirer. Rire. Vivre. "J’aurais quand même passé 23 ans ici", calcule-t-elle. Vingt-trois ans uniquement dans ce studio de danse aux grands miroirs et barres de ballet.

Trente ans de danse à Brioude, trente ans de bonheur et de souvenirs avec Caroline Chevalier

Des débuts à l'âge de 16 ans

À ces années-là il faut en ajouter encore un peu pour arriver au bon compte. « En tout, j’ai donné des cours de danse pendant 35 ans et de remise en forme pendant 39." D’abord à l’Union gymnique brivadoise (UGB) puis désormais à Arts et sport en Brivadois (ASB). "Quand j’ai commencé, j’avais 16 ans. J’ai fait danser beaucoup de monde ! J’ai donné des cours à des filles puis à leurs enfants."

Sans cesse, depuis ses débuts, elle n’a arrêté de se former. D’essayer de proposer de la nouveauté. De se renouveler. De se challenger. "Quand le step est arrivé en France, je suis tout de suite partie en formation. Quelques mois après les filles en faisaient. Pareil pour le Pilates, le Swissball…" Personne n’a eu le temps de se lasser. "L’an dernier, j’ai même fait une formation pour les seniors. C’était une bonne transition pour moi au niveau du sport."

Le corps qui commence à lâcher

Une transition nécessaire. À 55 ans, il commence à être loin le temps où elle pouvait sauter dans tous les sens sans ressentir – ou presque – la moindre courbature le lendemain.

Aujourd’hui je sens que mon corps me dit stop, assure-t-elle. J’ai mal au dos, aux genoux…

Après le Covid, Caroline Chevalier a commencé à lever le pied. "On a arrêté les cours de danse car on avait peu de monde", se souvient-elle. Premier virage. Le second a commencé à être envisagé l’an dernier. Il ne l’a plus quitté : arrêter les cours et déménager. "Nous nous sommes dit, avec mon mari, que c’était le bon moment. Notre fille va partir en études supérieures. J’avais envie de tourner la page." Sans occulter la fatigue de presque 40 ans de pratique.

"Je suis fière"

En regardant dans le rétro, la professeure ne voit pas d’ombre au tableau. "Ce que je retiens, ce sont les échanges, le partage avec tout le monde. Je suis fière d’avoir réussi à faire ce que je voulais. Les gens m’ont suivi longtemps. Ils sont restés fidèles. Quand j’ai commencé, je voulais apporter du bien-être." Visiblement la mission est accomplie. "Et puis quelqu’un va prendre ma suite." Elle va pouvoir partir vers d’autres horizons le cœur léger.

Maryne Le Goff

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