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Danse, chant et débat... Des écoliers d'Issoire (Puy-de-Dôme) expriment leurs émotions post-covid

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Comment tourner la page du Covid ? Se libérer des contraintes sanitaires qui ont rythmé la vie des adultes et des enfants durant ces longs mois de pandémie ? C’est tout le sens du projet d’éducation artistique et culturelle « Tomber les masques », à l’école du Centre, à Issoire (Puy-de-Dôme). Trois cycles autour de la chanson, de la philosophie et de la danse ont passionné les enfants.

Impatients de danser

Mardi 24 mai, à la Maison des associations, la chorégraphe Milène Duhameau était à la baguette. Face à elle, Hawaï, Marius, Léa, Gabriel ou encore Malo, impatients à l’idée de danser. Pour cette sixième et dernière répétition avant la représentation en public, ce mardi 31 mai, sur la scène d’Animatis, les 26 jeunes danseurs étaient survoltés. Preuve de leur émancipation retrouvée.

La chorégraphie Milène Duhameau.

« Ils ont tendance à rationaliser tout ce qu’ils font, et là, on est sur du sensible »

Les pas s’enchaînaient et laissaient s’exprimer les corps. « Je suis surprise par la qualité de leur composition », poursuit Milène Duhameau à propos de la chorégraphie imaginée avec les enfants.

Gagner de la confiance en soi

Surprise, Natacha Heitmann-Costa, directrice de l’école du Centre, l’était également. « Ils prennent davantage la parole, certains s’expriment plus librement qu’au début du projet, notamment avec les adultes. Ils ont gagné de la confiance en soi. C’était l’un des objectifs. »

Les confinements successifs, les restrictions sanitaires ont généré de l’anxiété qu’il s’agissait d’extérioriser, d’expulser pour, finalement, faire tomber le masque (au sens propre comme au figuré) de la période du Covid-19.

Une bouffée d’oxygène pour les enfants

Initié par la municipalité, ce projet, en lien étroit avec la culture, avait donc pour but de permettre aux élèves d’exprimer par le geste et la parole les émotions accumulées ces deux dernières années où les sorties ont été limitées, voire tout bonnement annulées.Pour les enseignants, le projet était un prétexte pour transmettre le savoir et faire vivre leur matière autrement. Science, éducation morale et civique, littérature… Les élèves se sont investis plus encore pour ce travail collectif et rafraîchissant.

Des rencontres fructueuses et libératrices

Ce projet pédagogique mêlait deux autres intervenants culturels. Les séances avec Gaëlle Ternisien, pour le débat philosophique, leur ont permis d’évoquer les émotions engendrées par le Covid-19. Cette expression collective, amorcée par des photographies, a été conservée sur le papier par deux élèves journalistes. Deux autres étant chargés d’illustrer, par le dessin, ces temps d’échanges qui feront l’objet d’un livre.

L’expression des élèves est aussi passée par une forme plus musicale, avec le compositeur et interprète issoirien Koclair. Six rendez-vous consacrés à l’écriture de chansons se sont concrétisés par la création de deux titres dévoilés lors du spectacle, ce mardi, à Animatis.

Les enfants ont participé à la création du spectacle.

Car, c’est bien en dehors des murs de l’établissement scolaire, comme l’a illustré le cycle danse, que la majeure partie des rencontres avec les intervenants ont eu lieu. Qu’il s’agisse de la médiathèque, d’Animatis ou de la Maison des associations, les enfants du primaire, tout comme l’équipe enseignante, pouvaient enfin respirer et retrouver… l’inspiration. 

Pratique. Mardi 31 mai à 15 heures à Animatis, début du spectacle Hip Hop or not avec trois danseurs de la compagnie Daruma. Puis danse, chansons et lectures des élèves devant d’autres jeunes et des parents.

David Allignon

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