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Papadakis-Cizeron avant les Mondiaux : « Se faire plaisir devant le public français »

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Des sommets de l’Olympe au toit du monde, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron n’ont pas envie de redescendre de leur nuage. L’or planétaire en danse sur glace, vendredi et samedi à Montpellier, est appelé à sublimer celui conquis aux JO, à Pékin, le 14 février.

« Nous sommes très heureux de pouvoir faire les championnats du monde en France, c’est la parfaite année », concède Guillaume Cizeron. « C’est une belle façon de rencontrer notre public, de célébrer notre titre en France avec nos familles, nos amis, toutes les personnes qui nous soutiennent », renchérit sa partenaire.

L’excellence de l’école montréalaise

Un bonheur, une fierté qu’ils n’ont cessé de partager au travers des médias en Chine et à leur retour en France avant de participer à un gala en Suisse, début mars. « Ça nous a fait du bien de pouvoir patiner pour le plaisir, sans pression », apprécie-t-il.

Le retour à leur quotidien, du côté de Montréal où ils s’entraînent, n’a duré qu’une quinzaine de jours, avant de regagner la France et Montpellier, en ce début de semaine.

?C’est une belle façon de rencontrer notre public, de célébrer notre titre en France.Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron.    Photo CNOSF/KMSP 

« Ce n’est pas évident de se réentraîner pour des championnats du monde après avoir eu autant de stress, de s’être préparé aussi dur pour les Jeux, explique Guillaume Cizeron. Il y a une partie de nous qui a bien besoin de repos. Mais c’est la dernière ligne droite, on va essayer de se faire plaisir devant le public français, c’est ça notre objectif. »

Un chiffre : 5

Après l’annulation pour cause de Covid des Mondiaux en 2020 et leur forfait pour ceux de 2021 lié aux contraintes sanitaires internationales, Gabriella Papadakis et Guillaume Cizeron peuvent enfin conquérir un cinquième titre mondial après 2015, 2016, 2018 et 2019. Ils seraient les premiers patineurs français à y parvenir en faisant mieux que le couple Andrée Brunet et Pierre Joly en or à 4 reprises (1926, 1928, 1930, 1932). Ils sont également champions olympiques (2022) et quintuples champions d’Europe (2015, 2016, 2017, 2018 et 2019).

« Maintenant, ce n’est que du bonus »

Avec l’exclusion des Russes, dont les vice-champions olympiques Victoria Sinitsina et Nikita Katsalapov, ces Mondiaux auront en plus une saveur toute particulière puisqu’ils mettront en exergue l’excellence de l’école montréalaise. Les plus sérieux rivaux du duo auvergnat, les Américains Madison Hubbel-Zachary Donohue, pour leur dernière compétition, et Madison Chock-Evan Bates, 3e et 4e à Pékin, partagent avec eux la glace au quotidien comme bon nombre d’autres couples engagés.

La fête promet donc d’être somptueuse « pour plein de raisons », dixit Gabriella Papadakis... à condition qu’intervienne au bout un cinquième couronnement mondial. « On est sur la lancée des Jeux Olympiques », confie-t-elle pour signifier que la confiance, à défaut d’une préparation optimale, les guide.

« Les quatre dernières années, on voulait vraiment être champions olympiques. On l’est, maintenant ce n’est que du bonus. On a envie d’être champions du monde, on n’a pas davantage de pression car on l’a déjà été. On sait le faire. » 

 

Vivian Massiaux

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