Son école fermée à Guéret, Lucile Charbonnier invite ses élèves à danser par vidéo interposée
Depuis le 16 mars, le ballet des danseuses et des danseurs a cessé devant l’école de Lucile Charbonnier, à Guéret. La professeure de danse diplômée d’Etat et ses 160 élèves n’ont cependant pas rangé leur passion au vestiaire.
La décision d'annuler le gala« J’ai tout de suite pensé à faire des vidéos pour garder le lien avec mes élèves, pour ne pas oublier le travail qu’on avait fait et pour préparer une suite afin de monter sur scène le 27 et 28 juin, comme prévu, explique l’enseignante. Au début du confinement, je gardais l’idée du spectacle initialement prévu. Puis j’ai pesé le pour et le contre et, vraiment à contre cœur, j’ai décidé qu’il n’y aurait pas de représentations en 2020 ».
Pourtant, cette année était vraiment particulière pour Lucile Charbonnier : pour la première fois, des élèves qui avaient rejoint son école à l’âge de trois ans devaient passer le bac et travaillaient avec assiduité, depuis le début de l’année scolaire, pour préparer cette option : « Elles ont bossé très dur et ne présenteront pas leur chorégraphie. Leur déception est aussi grande que la mienne ».
« J’ai retravaillé tout ce que j’avais préparé, en système D, dans mon jardin, en baskets et sur un sol cabossé ! » (capture d'écran).Malgré ces déconvenues, la professeure a conservé son projet d’envoyer des vidéos à ses élèves : « J’ai retravaillé tout ce que j’avais préparé, en système D, dans mon jardin, en baskets et sur un sol cabossé ! J’ai proposé des révisions, des petites chorégraphies : libre à chaque élève de les faire ou pas ».
L’idée c’est vraiment de pouvoir danser, de se faire plaisir. La danse est un excellent moyen de décompression, de se vider la tête.
Elle poursuit: « Pour les tout-petits, j’ai gardé l’idée du spectacle, mais pour les autres, j’ai envoyé quelque chose de plus ludique et pour mon groupe de stretching et renforcement musculaire, des exercices pour garder la forme ! ».
Le projet de se retrouver d'ici septembreAucun groupe n’a été oublié et les élèves ont déjà reçu plusieurs pastilles vidéo de leur professeure : « J’essaye de faire ce que je peux avec les moyens que j’ai, en m’organisant avec la vie du quotidien et les impératifs de la famille. Et j’espère qu’on pourra se retrouver avant le mois de septembre pour avoir le plaisir de se voir et de danser, au cours d’une rencontre, de portes ouvertes ou d’un moment festif. J’ai déjà plein d’idées qui grouillent dans ma tête ! ».
Contact. Ecole de danse Lucile Charbonnier ; tél. 05.55.52.69.24 ; mail : ecole.danse.lucilecharbonnier@gmail.com.

