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La danse du soleil

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Vichy. La danse du soleil. À l'Opéra. Quand musique et danse flirtent, les frontières sont abolies et une véritable magie se crée. Le Geneva Camerata en a donné la preuve aux spectateurs de l'Opéra, hier après-midi, avec La Danse du soleil. Spectacle qui a bolit les frontières. À la fois concert réunissant les trente musiciens classiques du Geneva Camerata qui se laissent entraîner dans un véritable ballet par le danseur Marti Corbera. La première partie est une véritable ode à la vie. Toute en lumière, sur la musique du Bourgeois Gentilhomme de Lully. Elle amène danseur et musiciens à des déplacements très chorégraphiés, où la danse fait une révérence à la musique. Le pas est irréversiblement franchi entre la danse et la musique. Les musiciens s'inclinent devant le danseur et, comme lui, se départissent même de leurs chaussures. Comme ils l'avaient déjà fait de leurs partitions. Par contraste, une seconde partie, beaucoup plus statique, dans la pénombre et la brume, marquée par la chute des corps, des musiciens puis du danseur. La Symphonie n° 40 de Mozart y apporte son lot d'émotions et d'interrogations sur le voyage de la vie à la mort. Une seconde partie qui se termine de manière sublime, sans retour possible, par la chute bien réelle du danseur dépouillé de tout artifice. Répétée à la perfection, elle confine à la transe extatique. Un tableau final qui ne peut qu'évoquer, en clair-obscur, une bouleversante mise au tombeau comme aurait pu l'imaginer Le Caravage du XVII e siècle. La peinture et la sculpture se joignent alors à la danse et à la musique pour ne faire plus qu'un. Un grand art qui émeut, fait réfléchir et rêver dans le même temps. Photo Victoria Pulido

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