La danse, leur « oxygène », confient les Naïades de l'école Temps Danse à Yzeure (Allier)
Mi-figue, mi-raisin, elles se surnomment « les survivantes ».
Lili, Emma, Angèle, Eva et Amélie ont entre 15 et 16 ans. Elles ont entre dix et douze ans de danse derrière elles.
Les filles, qui s’entraînent notamment avec Stéfani Duchézeau, à l’école Temps danse d’Yzeure, en ont vu beaucoup abandonner et passer à autre chose.
La danse, c’est le sport des petites filles.Mais pour continuer, il faut aimer la rigueur, travailler, souffrir !
Et le tout, dit avec le sourire, évidemment.
Fluidité et grâceParce qu’au-delà des heures d’entraînement qui demandent patience, abnégation, répétition (entre quatre et six heures par semaine, après les cours et les week-ends), tout n’est que « bonne douleur » et sublimation, afin que tout «devienne fluide » et « gracieux ».
Arabesques, glissades, tours et surtout les sauts : « c’est cool, on est libres ! »
Elles confient :
la danse, c’est notre oxygène. On s’amuse et on donne tout notre cœur. On ne pourrait pas vivre sans.
Sur les musiques de Zack Hemsey, Nomad notamment, elles se sont inspirées d’un tableau classique, pour construire leur dernière chorégraphie classique.
Du 20 au 24 février, elles se rendront en Italie pour un concours international, qui les « stresse » et les « réjouit » à la fois : « On va faire plein d’activités, des stages. On travaille notre chorégraphie depuis deux ans ! C’est la première fois qu’on part comme ça à l’étranger ».
Passer le bac d’abord ?Le groupe s’est soudé, petit à petit : « On a passé des sélections. On a appris à se connaître. Et on s’adore ! On n’est pas dans l’esprit de concurrence. On s’encourage, on aime bien quand tout le monde est au même niveau ! »
Étudiantes aux lycées Saint-Benoît, Anna-Rodier, Banville et Jean-Monnet, elles envisagent différents avenirs.
Sur scène, les danseuses moulinoises de Symbiose (Ballet studio) ne font "qu’une"
Lili est très motivée pour intégrer très vite une école spécialisée : « J’ai passé des auditions, je vais en passer d’autres, de février à juin ».
Emma préfère quant à elle « assurer le coup », en entrant dans une compagnie « après le bac ».
Quant aux autres, elles ont soit dans l’expectative, soit se destinent à d’autres métiers, l’événementiel notamment.
Mathilde Duchatelle

