En Creuse, cette académie de boxe accueille ses licenciés sans discontinuer
La période de Noël est souvent propice aux relâchements. Entre les fêtes qui arrivent, les repas qui s’enchaînent, les vacances et donc les fermetures qui vont avec, dur de garder la motivation. Pour pallier cette situation, l’Académie de boxe de Guéret a fait le choix de rester ouverte. Ainsi, même au détour du repas du réveillon, les licenciés peuvent aller taper le sac.Boxe anglaise, poings, pieds, entraînements physiques. Même durant les vacances, les séances sont dispensées par des coachs spécialistes dans les différentes disciplines.
Boxer pour bien appréhender les fêtesHalis Aydin, le président du club, le martèle : « C’est pendant les vacances que nos licenciés ont besoin de nous. Ils ont besoin, de se dépenser. Alors on reste ouverts pour les aider à bien appréhender les fêtes ». Et ce choix porte ses fruits. Durant la période de fêtes, le boxeur estime qu’environ une vingtaine de licenciés viennent à chaque entraînement. « Ce sont des jeunes et des moins jeunes assidus. Certains viennent de loin pour boxer et se dépenser », assure-t-il.Boxe anglaise, poings, pieds, entraînements physiques. Même durant les vacances, les séances sont dispensées par des coachs spécialistes dans les différentes disciplines.Parmi eux, « la mascotte » de l’académie : Innahya, 13 ans. L’adolescente vient quatre à cinq fois par semaine de Bourganeuf pour taper dans le sac. « Je boxe environ 6 heures par semaine, je ne m’arrête jamais ! », affirme-t-elle, débordante d’énergie.Que les entraînements continuent, même durant les vacances, c’est une bonne chose pour elle :
Ici, c’est ma deuxième famille. Ça me permet de me canaliser, contrôler ma colère et de penser à autre chose
Même écho du côté de Quentin. Le jeune homme de 17 ans s’est lancé dans la boxe il y a quatre ans. « J’étais venu avec des amis pour me défouler », relate-t-il. Un simple passe-temps donc. Mais depuis un an maintenant il a décidé « de s’y mettre sérieusement ». Et de suite, l’athlète a vu la différence : « Ça m’a beaucoup apporté. Aussi bien physiquement que mentalement ». De ce qu’il a pu noter, il observe « une prise de caractère ». Quentin l’assure, la fierté affichée sur son sourire : « Avec la boxe j’ai appris à ne pas lâcher. Aujourd’hui, j’y vois plus clair. J’ai des objectifs, sportifs comme personnels. Et je ne vais pas lâcher pour les atteindre ! »
De cette métamorphose, il retient l’omniprésence de ses coachs : « Ils sont toujours derrière nous, nous poussent à s’améliorer ». Et, d’après lui, ce sentiment est d’autant plus présent les vacances. Il le souligne d’ailleurs : un certain nombre de clubs et de gymnases ferment leurs portes durant les vacances. D’autant plus celles de Noël. Alors que l’Académie de boxe de Guéret soit ouverte durant ce break (coupure, en anglais) hivernal symbolise beaucoup.
« On a le sentiment que nos entraîneurs sont et seront toujours derrière nous »« Non seulement ça nous permet de continuer notre activité physique, de ne pas se relâcher. Mais psychologiquement, c’est aussi important : on a le sentiment que nos entraîneurs sont et seront toujours derrière nous », sourit Quentin.Un dévouement totalement assumé du côté de la direction du club :
On est là pour aider la jeunesse. Alors depuis qu’on a ouvert on a fait le choix d’une seule fermeture annuelle : durant l’été. Et jusqu’à maintenant ils nous le rendent bien avec leur assiduité
Léo Candas
Photos : Bruno Barlier

