Boxe anglaise
Ajouter une nouvelle
Nouvelles

Le Briviste Christian Puydebois, figure de la boxe française, a donné 65 ans de sa vie au noble art

0 37

Un livre. Sans doute en plusieurs tommes. Voilà ce qu’il faudrait accorder au Briviste Christian Puydebois pour qu’il puisse avoir le temps de mettre sur papier ses innombrables aventures vécues durant ces quelque 65 années passées dans le monde de la boxe.

   « Figure-toi que j’ai déjà commencé à     griffonner une cinquantaine de pages »,   sourit le fringant octogénaire qui est   intarissable et inarrêtable lorsqu’il   rembobine le fil de sa carrière de sportif.

 Une carrière débutée à l’âge de 15 ans au   Boxing Club Briviste qu’il a ensuite entraîné,   façonné, développé puis présidé avant d’en   devenir président d’honneur et de voir, ce   vendredi, son nom sur la salle du gymnase   Lachaud.

« Quand j’ai appris la nouvelle de donner mon nom à la salle, j’ai pensé très fort à mon père et j’avoue avoir pleuré. C’est une immense fierté et une réelle émotion pour moi », indique Christian Puydebois.

Ce dernier a été tour à tour conseiller technique régional en charge de la région Limousin - Poitou puis entraîneur national et directeur technique national adjoint au sein de la fédération française qui verra d’ailleurs son président, Dominique Nato, effectuer le déplacement à Brive, ce vendredi pour l’inauguration.

Des déplacements, l’ancien professeur d’EPS au lycée Bossuet en a aussi effectué des tonnes. Aux quatre coins du monde pour encadrer et diriger des stages de formation de cadres en Afrique mais aussi en Océanie à la demande du Comité International Olympique, de l’association internationale de boxe amateur ou bien encore du ministère de la Coopération.

La boxe comme rôle socialdans les quartiers

« J’ai pu faire le tour du monde grâce à la boxe. Mais vraiment, hein. J’ai eu la chance de vivre des aventures folles, de faire des rencontres aussi incroyables qu’improbables. Je me suis retrouvé à discuter avec un ministre du Burkina Fasso. Je me suis fait aussi tirer dessus au Congo, enfin des folies », sourit Christian Puydebois qui a toujours fait de la boxe un rôle social et sociétal durant toute sa carrière.

Son credo ? Les quartiers. Essayer de sortir des gamins de la galère « de la délinquance et de la drogue » grâce au noble art.

« Quand j’étais CTR à Limoges, on m’avait rapporté que des ados se battaient dans un quartier avec des gants de moto. On est donc allé à leur rencontre avec des gants de boxe. On a essayé d’instaurer du dialogue avec eux, de les faire boxer à la salle plutôt que dans la rue pour aussi leur permettre d’avoir de nouveaux codes via le plan national qui s’appelait Toxico K.-O », confie Christian Puydebois qui peut aussi se targuer d’avoir été l’un des pionniers de la boxe féminine française.

À la création de l'équipe de France féminine

« Tout est parti d’une demande du ministère des Sports. Pas grand monde n’y croyait alors moi, j’ai foncé (rires). Pour notre première compétition internationale, en Suède, on avait ramené une médaille de bronze et c’était parti », glisse, amusé, cette figure emblématique de la boxe française et désormais, aussi, de la cité gaillarde. 

Benjamin PommierPhotos : Stéphanie Para

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Autres sports

Sponsored