Le plus gros club de la ville a su s’adapter pour rester connecté à ses licenciés
La belle esquive du Boxing Club Briviste
Depuis l'annonce interdisant la pratique des sports en espace clos, le Boxing Club Briviste était, comme beaucoup d'associations sportives, à l'arrêt. Le gymnase Lachaud, l'antre du BCB, a ainsi dû fermer temporairement ses portes. Mais depuis fin février, Jean-Paul Crespy et tout le club ont trouvé la solution pour accueillir les nombreux licenciés en s'offrant par la même occasion un bon bol d'air !
150 licenciés présents chaque semaine« Ça a été relativement simple à mettre en place, il faut juste respecter l'absence de contact. Mais l'envie de nos licenciés est telle qu'ils répondent présent à chaque séance. Le seul problème, c'est la météo ! »
Que ce soit l'école de boxe dédiée aux jeunes ou les adultes (Krav Maga, MMA et Boxe), les entraînements se déroulent à la plaine des jeux de Tujac. Une première dans la carrière de Crespy, lui qui enfile pourtant les gants depuis 1974.
« De tout temps, on a fait des footings ou des préparations d'avant-saison en extérieur, mais là, c'est inédit. Alors parfois la pluie en refroidit certains ! Mais là encore, on a su s'adapter car l'ancien practice du golf à Tujac bénéficie d'un espace ouvert mais abrité. »
Ainsi, le mercredi après-midi, et tout au long du samedi, ce sont quelque 150 adhérents qui ont la possibilité de s'entraîner.
« Et encore, cette saison, le chiffre est en baisse, reprend Crespy. Il y a deux ans, le BCB faisait partie des dix clubs français ayant le plus de licenciés mais le Covid-19 est venu freiner cet élan. »
Fondé en 1932, le club n'a cessé de croître depuis. Une évolution que l'entraîneur briviste met en parallèle avec le blason de ce sport, redoré au fil du temps.
Une nouvelle image grâce aux femmes« Je vois désormais des parents qui inscrivent leurs enfants de six ans, filles ou garçons, ça montre le chemin parcouru par notre sport. À mes débuts, je me souviens, c'était inconcevable. Inscrire sa fille à la boxe aurait été perçu comme un sacrilège. Pour moi, l'image de la boxe a changé positivement à partir du moment où nous avons ouvert sa pratique aux femmes. »
En attente désormais des décisions de la fédération, sans se faire de faux espoirs, Crespy voit l'impatience de ses disciples et la comprend forcément un peu. « On pratique le sport sans le moindre contact et en respectant les distances, alors la reprise des compétitions, on verra bien. »
Néanmoins, Jean-Paul Crespy savoure depuis fin février de pouvoir à nouveau faire battre le cœur du BCB. « On est vraiment content de se retrouver. Le travail en groupe, c'est un immense plaisir ».

