Mike Brown inquiets des lancers des Sixers… et de l’arbitrage
Le ton monte déjà entre les New York Knicks et les Philadelphia 76ers. Et même si les Knicks mènent 2-0, un sujet cristallise les tensions côté new-yorkais : l’écart important aux lancers-francs.
Malgré la victoire 108-102 lors du Game 2 au Madison Square Garden, Mike Brown n’a pas caché son inquiétude en conférence de presse. Le coach des Knicks estime que cet aspect pourrait peser lourd sur la suite de la série.
« Nous devons trouver une solution, parce qu’ils nous font très mal sur la ligne des lancers-francs dans cette série », a-t-il expliqué. « Je sais que ce ne sont que deux matches, mais ils en ont eu 34 lors du Game 1 et 28 ce soir. Donc ça fait 62. Nous, on en a eu 17 et 25, soit 42. 42 contre 62. C’est difficile de gagner dans ces conditions face à une très bonne équipe. »
Karl-Anthony Towns rapidement pénalisé
Cet écart s’est logiquement traduit par des problèmes de fautes pour plusieurs joueurs, notamment Karl-Anthony Towns, limité à 27 minutes après avoir rapidement accumulé les fautes. Robinson absent, Mike Brown a lancé Ariel Hukporti, qui a commis 4 fautes en 7 minutes. Il a alors dû bricoler avec des lineups plus petits, une adaptation qui a fragilisé la défense intérieure des Knicks.
Mais au-delà de l’impact sur le jeu, le coach s’interroge clairement sur l’interprétation des contacts. Et questionne indirectement l’arbitrage.
« Je ne sais pas ce qui est une faute »
Mike Brown a particulièrement ciblé certaines situations impliquant Tyrese Maxey, dont la vitesse met la défense sous pression.
« Je ne suis pas sûr de ce qui est un contact ou pas », a-t-il reconnu. « Je vais devoir revoir les images, parce que si on veut, on peut siffler un contact sur chaque possession. Pour que KAT prenne sa troisième ou quatrième faute comme ça… c’est dur. »
Le coach insiste sur la difficulté à défendre sans être sanctionné, surtout face à des joueurs aussi explosifs.
« On doit continuer à défendre avec le torse, montrer les mains et espérer que ce ne soit pas sifflé. Ils sont très forts, surtout Maxey. C’est l’un des joueurs les plus rapides de la ligue balle en main. Dès qu’il voit un angle, il attaque à 100 à l’heure. »
« Et quand tu te tournes pour le suivre, tu exposes ton bras ou ton épaule. Dès qu’il voit ça, il fonce dedans et ça donne une opportunité aux arbitres de siffler faute. »
Un enjeu clé pour la suite de la série
Même avec une victoire en poche, le message est clair côté Knicks : si l’écart aux lancers-francs persiste, la série pourrait rapidement basculer. Mike Brown l’assume, en appelant implicitement à un rééquilibrage, sans toutefois remettre frontalement en cause les arbitres.
Dans une série serrée entre deux équipes ambitieuses, chaque détail compte. Et pour New York, la gestion des fautes et des lancers-francs s’annonce déjà comme un facteur déterminant.

