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Les Bulls sont-ils (encore !) sur le point de se planter ?

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Les Bulls ont rebondi face aux Wizards, avec une victoire large et sans grande angoisse, 129-98. Dit comme ça, on pourrait croire à un petit frémissement positif, à une réaction d’orgueil juste après le grand ménage opéré dans l’organigramme. Mais au fond, la vraie question n’était pas tant de savoir si Chicago allait battre Washington que de comprendre si la franchise est enfin prête à repartir sur des bases saines. Et plus on regarde ce qui se passe autour de l’équipe, plus un doute revient, presque familier : les Bulls sont-ils encore en train de s’emmêler tout seuls ?

Sur le parquet, il y a bien eu quelques signaux amusants. Patrick Williams, par exemple, a sorti l’un de ses meilleurs matches récents avec 20 points, 7 rebonds et 6 passes à 6 sur 8 au tir. Forcément, le clin d’œil est tentant. Au moment même où tout le monde commence à regarder de près les choix qui ont plombé l’ancienne direction, l’un des symboles de cette gestion bancale se réveille soudainement. C’est presque cruel dans le timing. Chicago a aussi vu certains jeunes montrer un peu plus de choses, un peu plus de liberté, un peu plus de relief. Mais il faut garder la tête froide : c’était Washington en face, l’un des contextes les plus trompeurs de cette fin de saison.

Donovan maintenu, le malaise commence...

Le vrai sujet, lui, se situe au-dessus du terrain. Depuis des mois, les Bulls donnent l’impression d’avoir compris très tard ce que tout le monde voyait venir : ce cycle ne menait nulle part. L’équipe a trop longtemps flotté entre deux eaux, ni assez forte pour exister vraiment à l’Est, ni assez lucide pour casser la dynamique avant qu’il ne soit trop tard. Alors oui, Chicago commence enfin à bouger. Mais la manière de le faire interroge déjà.

Car dans la foulée des changements en interne, une information a filtré : Jerry Reinsdorf voudrait que Billy Donovan reste en place, et que la prochaine direction basket soit choisie avec cette idée en tête. En clair, il faudrait trouver un décideur compatible avec le coach déjà installé. Et c’est là que le malaise commence.

Pas parce que Billy Donovan serait le problème absolu. Au contraire, il reste un technicien respecté, expérimenté, capable de tenir un vestiaire et d’encadrer un groupe jeune. Dans l’absolu, le conserver n’a rien de choquant. Ce qui l’est davantage, c’est de construire l’ordre des priorités à l’envers. Quand une franchise doit redéfinir sa trajectoire, elle commence normalement par trouver une vision. Un patron du basket, un architecte, quelqu’un capable de penser le moyen et le long terme. Ensuite seulement vient la question du coach. Soit il s’inscrit dans cette vision, soit on ajuste.

À Chicago, on a l’impression inverse. Comme si la franchise cherchait d’abord à protéger l’existant avant même d’avoir décidé de ce qu’elle voulait devenir. Et c’est précisément ce type de logique qui a coincé les Bulls pendant des années. Une suite de demi-mesures, de compromis internes, de décisions qui semblent pensées pour ménager tout le monde plutôt que pour construire quelque chose de cohérent. Vouloir un front office “compatible” avec Billy Donovan, ce n’est pas forcément une catastrophe en soi. Mais l’annoncer aussi vite, aussi clairement, ça donne déjà le sentiment que la future direction n’aura pas totalement les mains libres.

Les Chicago Bulls ont besoin d'une direction claire

C’est dommage, parce que Chicago est justement à un moment où il faudrait de la clarté. Pas une rustine. Pas une solution intermédiaire. Pas une nouvelle tentative pour sauver les apparences. Il faut une lecture honnête de l’effectif, du potentiel réel des jeunes, des erreurs commises sur certains contrats, des limites structurelles de l’équipe. Il faut une direction capable de dire où va la franchise, et de prendre ensuite les décisions qui en découlent, même si elles sont inconfortables.

Le risque, sinon, est simple : refaire du Bulls. C’est-à-dire bouger un peu, mais pas assez. Changer des têtes, mais pas les réflexes. Donner l’impression d’un nouveau départ, tout en gardant les mêmes ambiguïtés de fond. La victoire contre Washington a offert un peu d’air, quelques sourires et une illusion de légèreté. Mais elle ne change rien au problème central. Chicago n’a pas seulement besoin d’un rebond. Chicago a besoin d’une ligne.

Et aujourd’hui, la franchise donne encore l’impression de chercher un pilote en expliquant déjà comment il devra conduire.

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