Et si Stephon Castle était le nouveau Jimmy Butler ?
San Antonio n’a pas battu Denver, mais la performance de Stephon Castle a encore laissé une forte impression. Sans Victor Wembanyama, touché à la cheville, les Spurs ont longtemps mené contre les Nuggets avant de céder en fin de partie, 136-131, malgré 30 points, 11 rebonds et 10 passes de leur arrière. Une nouvelle sortie marquante qui a poussé Antoine et Théo à se poser une question dans le CQFR : et si Stephon Castle était, dans le fond, une sorte de nouveau Jimmy Butler ?
Un triple-double qui en dit long
Sur la feuille de stats, Castle a signé l’un des meilleurs matches de sa jeune carrière. Trente points en seulement 15 tirs, 11 rebonds, 10 passes, et une vraie influence dans le jeu des Spurs pendant toute la rencontre. Ce n’est pas seulement la ligne statistique qui impressionne, mais la manière.
Face à Denver, le sophomore de San Antonio a encore montré sa progression au scoring, sa capacité à créer pour les autres et sa faculté à peser dans plusieurs registres. Son 4 sur 8 à 3-points a aussi confirmé un élément important : quand la défense adverse le défie, il sait de plus en plus répondre.
Au point que, dans le CQFR du jour, Antoine n’hésite pas à lâcher : « Stephen Castle… on est déjà presque sur un niveau all star. » Une formule forte, mais qui traduit bien le ressenti du moment autour du joueur.
Le parallèle avec Jimmy Butler
Dans le profil et dans l’attitude, il évoque déjà certaines grandes stars de notre sport. Théo fait ainsi le rapprochement avec Jimmy Butler : « Le joueur auquel il me fait le plus penser, c’est Jimmy Butler dans l’attitude, dans le registre, dans la dureté, le côté un peu impassible. »
La comparaison est intéressante parce qu’elle ne repose pas sur un simple style de jeu. Elle renvoie à une façon d’habiter le terrain. Castle ne surjoue pas, ne s’agite pas inutilement, mais il dégage déjà quelque chose de très fort. Il donne l’impression d’être sûr de lui, sûr de son impact, sans avoir besoin d’en rajouter.
Le parallèle va même plus loin : « C’est le genre de mec, tu as l’impression qu’il pense qu’il est le meilleur joueur qui est sur le terrain, mais sans avoir besoin d’en faire trop. » C’est exactement ce qui a longtemps fait la singularité de Jimmy Butler, ce mélange de dureté, de confiance froide et d’efficacité sans fioritures.
Un joueur d’équipe, mais avec une vraie personnalité
Car le plus intéressant, c’est que Castle ne ressemble pas à un scoreur isolé qui chercherait seulement à gonfler ses chiffres. Il reste, comme le rappelle Théo « un joueur de système, un joueur d’équipe », capable de remplir plusieurs missions. Là aussi, le parallèle avec Butler tient.
Castle peut défendre, attaquer, relancer, prendre des responsabilités sans casser le cadre collectif. À San Antonio, dans une équipe jeune qui se construit autour de Wembanyama, ce type de profil est extrêmement précieux.
Il faut aussi noter que la progression de Castle change déjà la trajectoire des Spurs. Entre l’évolution de Wembanyama, l’arrivée de De’Aaron Fox, celle de Dylan Harper et le développement de plusieurs jeunes, San Antonio avance vite. Mais Castle est en train de devenir bien plus qu’un simple rouage. Il est un facteur majeur de cette montée en puissance.
Une progression plus rapide que prévu
Même parmi ceux qui croyaient en lui, peu l’imaginaient aussi avancé aussi tôt. « Moi qui suis pourtant assez haut sur Castle, je n'avais pas imaginé qu’il soit aussi fort pour sa deuxième saison », reconnaît Antoine.
C’est sans doute là le point central. Castle n’est plus seulement un jeune prometteur. Il commence à produire comme un joueur installé, capable de peser sur un match face à une équipe du calibre de Denver. Et cela, sans Wembanyama à ses côtés.
Le contexte rend sa performance encore plus intéressante. Face à Nikola Jokic et Jamal Murray, sans Wemby, les Spurs ont existé jusqu’au bout. Ils ont même longtemps contrôlé la rencontre, malgré l’écart de talent et l’absence de leur meilleur joueur. Castle a largement participé à cette résistance.
San Antonio tient peut-être déjà un joueur à part
Comparer un jeune arrière à Jimmy Butler peut sembler ambitieux. Castle n’en est pas là, évidemment. Butler a construit sa réputation sur la durée, dans les playoffs, au très haut niveau. Mais l’idée n’est pas absurde.
Parce que Castle possède déjà plusieurs briques essentielles : la dureté, l’impact des deux côtés du terrain, la personnalité, le goût des responsabilités et cette impression qu’il joue avec une confiance naturelle. Tout cela rappelle bien quelque chose.
San Antonio adore déjà son jeune arrière, et il y a de quoi. Si Stephon Castle continue sur cette lancée, la comparaison avec Jimmy Butler ne relèvera peut-être bientôt plus du simple clin d’œil.
Retrouvez l'intégralité du CQFR sur notre chaîne YT et sur toutes les plateformes audio :

