Basket-ball
Ajouter une nouvelle
Nouvelles

Comment Pelle Larsson a fait péter un câble à DeMar DeRozan

0 3

Le match entre les Kings et le Heat, disputé cette nuit, n’a jamais vraiment trouvé de rythme. Trop haché, trop tendu, trop chargé émotionnellement pour basculer dans autre chose qu’un bras de fer nerveux. Et au cœur de cette atmosphère électrique, un duel inattendu a cristallisé les tensions : celui entre Pelle Larsson et DeMar DeRozan, jusqu’à faire dégoupiller le vétéran de Sacramento.

Tout part d’une séquence banale en apparence, mais lourde de contexte. Miami défend dur, très dur, dans la lignée d’un premier affrontement perdu plus tôt cette saison face aux Kings. Les contacts s’accumulent, les coups ne sont pas toujours sifflés, et l’agacement monte. Pelle Larsson, très actif, ne se contente pas de subir. Il provoque, insiste, et s’invite peu à peu dans la tête de DeRozan.

La première étincelle intervient au deuxième quart-temps. Sur une action litigieuse non sifflée, DeRozan laisse éclater sa frustration. Des mots sont échangés, la tension est palpable, et la séquence se conclut par une sanction : DeMar DeRozan et les Kings écopent d’une faute technique dans le tumulte qui suit. Le duel est lancé.

Quelques minutes plus tard, alors que le match est plié, DeRozan se lâche. Sur une transition, Larsson part au lay-up et DeRozan décide tout simplement de le découper. Le contact est violent, l’impact clair, notamment au niveau de la tête. DeRozan lève la main immédiatement comme pour bien montrer qu'il assume pleinement cette faute appuyée.

Larsson s'approche de lui bras écartés comme pour demander une explication sur ce geste déplacé. DeRozan est bouillant et lui répète la même phrase : "Do something, Do something, Do something", comme pour l'inciter à donner le premier coup. Larsson ne tombe pas dans le piège.

Après examen, la décision tombe. Les officiels estiment que la faute est dangereuse avec un contact inutile à la tête. La faute est requalifiée en flagrante de niveau 1 contre DeMar DeRozan.

« Pelle continue tout simplement à progresser. Il participe beaucoup plus au jeu maintenant. Il apporte de l'intensité des deux côtés du terrain. Et cela est devenu contagieux », reconnait Spoelstra après la rencontre pour saluer l'engagement de son arrière de 24 ans à la détermination impressionnante.

Le "Swedish demon", la nouvelle trouvaille de Spoelstra

La séquence résume à elle seule le visage de ce match. Une rencontre dominée par l’agressivité de Miami, par l’incapacité des Kings à imposer leur tempo, et par une frustration grandissante côté Sacramento. Après la rencontre, Malik Monk a reconnu que le Heat avait joué avec une intensité particulière, en référence à leur précédente défaite contre les Kings, tout en concédant que son équipe s’était laissée dominer dans l’impact. Il a également souligné le rôle joué par Pelle Larsson, capable d’entrer dans la tête de DeMar DeRozan au fil des possessions.

Pelle Larsson, titulaire face aux Kings et envoyé en mission défensive sur DeRozan pendant 26 minutes, termine la rencontre avec 16 points, 6 rebonds et 9 passes.

« Je n'ai rien dit. Je n'ai rien commencé. Tout ce que j'ai fait, c'est lui répéter ce qu'il m'avait dit. C'était juste... du basket », expliquait tout sourire Larsson dans le vestiaire avec son visage d'ange suédois tout droit sorti d'une série pour teenagers.

Mais derrière ce sourire radieux et ce joli minois se cache un redoutable compétiteur, physique, accrocheur et capable de vous faire péter un câble très rapidement. Ceux qui l'ont vu jouer avec la sélection suédoise en savent quelque-chose. Les fans du Heat aussi, qui n'hésitent plus à le qualifier amicalement de "Swedish demon".

Il y a quelques jours, il avait déjà réussi à faire craquer Devin Booker. En début d'année, on avait vu passer quelques stats sur son impact au Heat. Quand il est sur le terrain, Miami affiche un bilan de 17-10, contre 2-6 en son absence. L'équipe marque 124 points en moyenne avec lui et 109 sans lui. Le PPG margin passe de +6,3 à -7,5 en son absence. Et quand il est starter, l'équipe affichait un bilan de 12 W pour 6 L au 5 janvier.

Dans un match déjà sous haute tension, ce duel symbolique a donc fini par faire basculer DeRozan du mauvais côté de la ligne. Une soirée frustrante pour Sacramento, et une démonstration supplémentaire de la capacité du Heat à imposer un combat physique et mental, jusqu’à pousser ses adversaires à la faute.

Comments

Комментарии для сайта Cackle
Загрузка...

More news:

Read on Sportsweek.org:

Chorale Roanne Basket
Chorale Roanne Basket
Chorale Roanne Basket
Elan Chalon
Elan Chalon

Autres sports

Sponsored